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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 00:00

50000-rials.jpg

Les iraniens n'utilisent que très peu les chéquiers et les cartes bancaires (presque que pour les retraits dans des distributeurs pour ces derniers). On se ballade donc toujours avec du cash. Malheureusement, la plus grosse coupure est restée pendant longtemps le 20 000 Rials (soit 1,60 €). La banque centrale iranienne a d’ailleurs lancé récemment un billet de 50 000 Rials qui porte, pour l’anecdote, un magnifique logo nucléaire et un message « Si la science existe dans cette constellation, les hommes de Perse l’atteindront » (sic).

Néanmoins, pour les gros achats, cette nouvelle monnaie ne suffit pas. Pour éviter de se déplacer avec une mallette, il est possible de demander aux banques des sortes de  « bons de valeurs » de 500 milles, 1, 2 ou 5 millions de Rials. Lors du paiement, il n’est pas rare que le commerçant vous demande de noter votre nom et votre numéro de téléphone dessus. La première fois que cela se produisit, je fis la remarque à ma femme, alors qu’elle était en train de noter son nom, que cela me semblait curieux de devoir donner son numéro de téléphone sur un papier qui pourra par la suite circuler entre plusieurs mains. Mon épouse traduisit aussitôt mes propos au commerçant. Celui-ci me fit un clin d’œil complice et dit à mon épouse « les français sont donc aussi suspicieux et jaloux que les iraniens ».

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Published by Fabor - dans Société
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commentaires

Rachid 21/08/2008 14:12

Ben tout ça ça donne pas envie d'y vivre...

Robert Cessac 02/07/2007 11:20

Désolé mais les chèques comme les cartes bancaires existent en Iran. Il est vrai qu'ils sont peu utilisés dans la vie quotidienne car le montant des transactions sont d'un montant peu lélevé.Pour les chéquiers, ils sont utilisés pour les transactions de particuliers notamment mais pour un certain montant (électroménager, voitures,..). Rappelez-vous que de nombreux pays y compris en Europe ont déjà supprimé totalement l'usage des chèques (la Belgique par exemple) sans que cela pose de problème.L'utilisation des cartes bancaires se développe rapidement en Iran et déjà l'usage des Distributeurs automatiques de Billets est banalisé. Le paiement dans les boutiques est encore embryonnaire pour les mêmes raisons que les chèques (montants peu élevés).Quand aux "bons de valeur" (assimilables aux chèques de voyage mais libellés en rials) ils sont monnaie courante et permettent de payer justement les achats de montant plus élevé. Ils sont comme des billets de banque (avec des coupures allant de 500.000 rials à plusieurs dizaines de millions) et transmissibles et cessibles sans aucun problème. Ils sont d'ailleurs patout acceptés en Iran et sans aucune réticence, bien au contraire.Un dernier point sur la valeur faciale des billeets de banque iraniens : il faut prendre en compte le montant moyen des transactions en Iran et non seulment à Téhéran (environ 10% de la population iranienne) ou dans les quartiers huppés du nord de Téhéran (moins de 10% de la population de Téhéran, soit environ 1% de la population iranienne). Ainsi en province, sortir un Khomeini (billet vert de 10.000 rials) n'est pas la transaction type. Et rappelez-vous l'usage des pièces (très belles au demeurant) qui sont dans tous les porte-monnaie des Iraniens mais il est vrfai jamais dans celui des quartiers nord de Téhéran.En résumé les moyens iraniens de paiement es espèces correspôndent parfaitement aux besoins globaux de l'ensemble de la population du pays : des pièces et des billets pour les transactions courantes (99% des échanges), des bons/chèques pour les transactions intemédiaires (ce qui évitent de transporter des kilos de papier), des chèques pour les grosses transactions (mais les détenteurs de chéquiers doivent montrer patte blanche) et des cartes bancaires (pour une clientèle sélectionnée) permettant des retraits dans les DAB. Cartes et chèques ayant des usages limités.Il est même paradoxal de constater que l'Iran possède aujourd'hui plus de moyens de paiement que la France et avec des usages plus spécifiques en raison des très garndes différences d'utiliation de la population iranienne dans toute sa diversité.