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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 00:00

20070813-Attar.jpgCe grand mystique du XIIième siècle, qui aurait vécu 101 ans, aurait d’abord exercé le métier de droguiste. Un jour, un derviche vint frapper à sa porte. Attâr décide brusquement de fermer sa boutique pour partir à la recherche de soi-même tout en découvrant le monde. L’œuvre littéraire de ce poète prolifique révèle la haute spiritualité de l’auteur ainsi que sa fertile imagination. Parmi ses écrits, on peut citer le célèbre Colloque des oiseaux, diffusé en occident au moyen âge et qui aurait inspiré non seulement Chaucer (Geoffrey de son petit nom, poète anglais du XIV ième siècle, que l’on pourrait qualifié de poète à 16 pounds – il a été capturé par les français lors du siège de Reims et libéré en contrepartie de cette somme) mais également Victor Hugo dans la légende des siècles. Lors de l’invasion mongole, Attâr aurait été décapité par un soudard qui cherchait à le vendre à bon prix. Triste fin pour un poète.

 

Puis s’ouvre la vallée de l’amour, enflammant quiconque la pénètre.

Dans cette vallée tout est flamme, et pour jouir il te faut le feu de l’être.

 

L’amoureux est pareil à la flamme, comme elle chaleureuse, brûlante et rebelle.

Il n’est jamais prudent, mais toujours prêt à incendier l’univers pour sa belle.

 

Il ne peut, un instant, sombrer dans le doute ou la certitude, ni se croire infidèle ou fidèle,

Car, en amour aucune différence entre le bien et le mal, rien n’existe, si ce n’est qu’Elle.

 

O toi l’incrédule, ce discours ne te concerne pas car, un hérétique ne peut l’entendre.

Le fidèle d’amour joue comptant tout ce qu’il a, prêt à risquer sa vie pour son amie tendre.

 

Les autres soupirants remettent leur promesse à demain, mais le fou d’amour la tient sur le champ.

Le fidèle d’amour se doit de consumer son être pour se délivrer du chagrin et du tourment

 

Tant que son être ne sera pas consumé, il ne pourra vendre l’élixir rubis de son cœur.

Tant que le faucon n’a pas atteint sa proie, à la fébrilité il reste la proie.

 

Tant que le poisson demeure sur le rivage il s’agite, car le goût de la mer toujours l’habite.

Dans cette vallée, du feu de l’amour sort le fumée de la raison, car quand vient l’amour, on voit fuir la raison.

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commentaires

Aurore 17/10/2016 13:59

mille excuses sans S amitié ;)

Aurore 17/10/2016 13:58

Je te ferai des petits coucous à droite et à gauche
bisous mon cher Alain bisous
Amitiés présente
Marie

Syzygie 20/06/2016 20:37

Les oiseaux m'ont interpelé
Dans la Cinquième vallée
Où sur les troncs des peupliers
J'écrivis des vers inspirés

Par la recherche d'Unité..."La Cinquième Vallée", chez EDILIVRE, 2013, Alain GUILLOU