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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 16:09

    • Scotch sur le nez
    Beaucoup d’Iraniennes se refont faire le nez. Il est assez fréquent de croiser de jeunes miss avec un petit bandage sur le nez qu’elles gardent de deux à trois mois. Pour être complet, il faut dire deux choses : qu’il existe de nombreux chirurgiens esthétiques, qui ont perdu beaucoup de clients à la fin de la guerre contre l’Irak et deuxièmement, qu’il ne m’est pas possible, à ce jour, de savoir si les iraniennes ont des bandages ailleurs que sur le nez. J’enquête.
    • Mode imposée
    Les femmes couvertes de noire de la tête aux pieds côtoient de jeunes femmes en jean recouvert d’un fin « manto » de quelques tailles en dessous, qui font ressortir les formes, et d’un simple foulard coloré d’où dépasse de nombreuses mèches rebelles. Pour les hommes aussi, la tenue islamiquement correcte composée d’une barbe de trois jours, d’une vieille veste sombre froissée recouvrant une chemise blanche ne respirant pas la fraîcheur du matin côtoie des tenues à l’occidentale (la cravate étant tout de même assez rare mais pas inexistante). Tout ce beau monde se rejoint néanmoins sur un point essentiel : quand le muezzin appelle à la prière matinale de cinq heures, personne ne se réveille
    Ce qui surprend le plus après quelques semaines passés ici est la schizophrénie développée par une grande partie de la société iranienne. Le régime des Mollahs et surtout la violence des premières années qui ont suivi la révolution islamique ont longtemps fait craindre à chacun d’exposer plus que ses idées, sa façon de vivre et de se comporter à l’extérieur de la maison. Pour se protéger, il fallait mieux se développer une fausse identité de façade, islamiquement correcte. Une retenue de tous les instants, ou aucun sujet intime ne devait transparaître des discussions de la journée avec les commerçants, les voisins ou les collègues… et attendre le soir pour être vraiment soi dans l’espace protégé de sa maison
    • Femmes, je vous aime …
    Malgré le tchador, la polygamie autorisée, la lapidation et la vision ultra-puritaine du rôle de la femme défendue par les religieux extrémistes, la condition de la femme a connue des améliorations significatives depuis la révolution : le taux d’analphabétisme des femmes est passé de 63% en 1979 à 29% ; le taux de femmes pratiquant la contraception a été multiplié par trois, il atteint maintenant 75%. Il y a actuellement plus de femmes à l’Université que d’hommes. L’Iran est sans doute le pays musulman ou les femmes participent le plus à la vie publique. J’ai même rencontrée une ingénieur de production chez un fournisseur de pièces embouties, chose qui m’aurait déjà bien surpris en France, alors en Iran…

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Published by Fabor - dans Société
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