Musique iranienne

Samedi 21 février 6 21 /02 /Fév 11:16

En concert le Mardi de 31 Mars 2009 à 20h30 au Salle ADYAR, 75007 Paris.

Lors d'une improvisation, le musicien iranien, comme tous ceux qui pratiquent cette forme de création est tenu de respecter l'esprit du "radif", ce répertoire transmis "de poitrine à poitrine", le sentiment modal, une certaine "logique" dans la montée de l'émotion, de sa naissance fragile à sa mutation ou à sa dilution imperceptible, en passant par son épanouissement, voir ses "pics".
Autant dire que l'improvisation digne de ce nom n'est pas donnée au premier musicien venu. Surtout si, comme c'est le cas avec Hossein Alizâdeh et Madjid Khaladj, les musiciens improvisent en duo, sans avoir rien décidé à l'avance, sans filet en quelque sorte. Ils en sont capables, on le sait depuis qu'on les écoute jouer ensemble en concert ou sur de prestigieux disques. Maîtrise technique mais jamais montrée comme telle, connaissance approfondie de la musique persane, sens inné de l'ornementation, inspiration permanente, ils partagent la même conception de la musique, la même démarche personnelle, méditative, quasi mystique.
Cela explique cette parfaite communion qui saute à l'oreille, même occidentale, cette magie musicale où l'on ne sait plus qui, de la mélodie ou du rythme, induit et entraîne l'autre.

Lors de ce concert exceptionnel, Hossein Alizadeh et Madjid Khaladj seront en compagnie d'une nouvelle voix d'Iran, la jeune chanteuse Rahâ!

Jean-Louis Mingalon
"LE MONDE"



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Lundi 11 juin 1 11 /06 /Juin 10:05

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ARASH, chanteur iranien vivant aux USA, est une figure de proue de la pop iranienne. Certain aime en lui son côté ado de trente cinq ans, d’autres ses lunettes de soleil pouvant faire passer un moustique pour John Lennon. Par contre, tout le monde est unanime pour dire qu’il sait mettre en image le rêve de chaque homme. Dans le clip de sa chanson appelée modestement Arash, il nous fait découvrir son petit intérieur … la vie d’Arash est dure. Chez lui, c’est l’enfer, jusque dans la salle de bain … Je vous laisse découvrir le clip.

 

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Dimanche 20 mai 7 20 /05 /Mai 15:47

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De l’excellente pop iranienne. Made in Téhéran. J’en ai déjà trop dit. Connectez-vous sur leur site pour savourer leurs trois derniers clips (made in Téhéran) : http://www.kiosk-music.com/ ; Pour aller directement voir le clip de « eshghe sorat » (Fou de vitesse), cliquer sur le lien suivant  .Nous vous proposons une petite traduction française du morceau (avec nos excuses pour la perte de poésie…).

 Fou de vitesse


Pouvoir de l’amour, l’amour du pouvoir

Modernité ou tradition

Dans un pays de l’axe du mal, avoir une Diane1 et être fou de vitesse

Prendre des calmants contre la douleur et la souffrance,

Sous forme d’héroïne et de morphine,

Plus rien dans l’assiette, mais à la place devoir manger du gâteau jaune2.

L’exam d’entrée à l’Université, organiser son mariage à crédit.

Plus que deux Rials dans les caisses de l’Etat, que l’on envoie en Palestine.

Toux ceux qui te disent « Succès garanti ! », musique underground.

On ne veut pas de cardiologues, mais des chirurgiens esthétiques.

 

Le prix des pommes de terre, la même croissance qu’en Chine !

Démocratie religieuse, Une pizza au Ghor meh sabzi3 ?

 

Pauvres gamins des rues, à côté de buffets à volonté !

Trafic de femmes vers Dubaï. Eh ! t’as vu ça, toi l’iranien vertueux !

Du sang au parfum de sida, la grippe aviaire.

Mourir du Choléra ou de la vache folle.

Plus rien dans les caisses de l’Etat, des bruits de bottes à nos frontières.

Trop endetté pour pouvoir emprunter

Economie subventionnée, obtenir une permission en récompense.

Films d’auteurs, musique traditionnelle mixée à de l’électro.

S’aimer comme à Qazvin4, la même croissance qu’en Chine !

 

Le prix des pommes de terre, la même croissance qu’en Chine !

Démocratie religieuse, Une pizza au Ghor meh sabzi3 ?

 

Demander un Dizi5 dans un coffee shop, parler sentiments avec l’arrière-pensée de l’emmener au lit.

Donner à manger aux pauvres pendant le ramadan, du riz avec du ketchup.

Monde virtuel, cours par correspondance.

Parvin et Hejazi 16restent nos deux plus grands athlètes.

Médicaments de contre bande, être drogué et ne pas le reconnaître.

La mode de l’habit national, des industries qui fabriquent du toc !

Etudier par correspondance, vendre les solutions des concours.

Quel emprunt choisir ? : nozul ou sud7 : plus de différence !

 

Le prix des pommes de terre, la même croissance qu’en Chine !

Démocratie religieuse, Une pizza au Ghor meh sabzi3 ?

 

Le pont Mollah Sheikh Fasl Alla8h passe au dessus de la rue Sattar Khan 9

 

gâteau jaune : le fameux yellow cake, le combustible nucléaire, quoi. La, vraiment, entre nous, vous êtes un peu à la ramasse question actualité !

Diane : vieille Citröen assez répandue en Iran. Pas tellement meilleur question bagnole à ce que je vois …

Ghor meh sabzi : plat traditionnel iranien

Qazvin : ville iranienne à l’ouest de Téhéran, dont les habitants sont réputés pour être homo.

Dizi : plat traditionnel iranien

Parvin et Hejazi : deux anciens sportifs, footballeurs, mais vraiment anciens, genre Platini et Rocheteau

sud ou nozul : emprunts « islamiquement autorisé » (sans taux d’intérêt usuraire) ou « islamiquement non autorisé », mais pratiqué.

Sattar Khan: héro iranien, l’homme clé lors de la révolution constitutionnelle en 1905 -1911.

Mollah Sheikh Fazllolah Noori: mollah reconnu comme héro par le régime islamique qui était opposé à la révolution constitutionnelle

 

in english please
The power of love or love of power Modernism versus tradition forever Living in the evil axis Speed freaks in jalopy taxis Why feel any pain and suffer When pills and powders' all on offer Nothing for lunch or dinner to make Then let them eat Yellow Cake Multiple choice elections left to chance Holy matrimony by loan and finance Scraped up the very last dime Sent it straight to Palestine Guaranteed success or money back Underground music or cultural attack No need for cardiologists Just facelifts by cosmetologists Immoral zealots, fanatic factions Chinese-style economic expansions Religious democratic droppings Pizza with Ghormeh Sabzi toppings * Barefoot children on the street Chelo Kebab all you can eat Smuggling women to Dubai Our noble men turning a blind eye Blood transfusion with an H.I.V flavor Bird Flu virus or the new life saver Cholera hits and one takes a bow Another man dies from Mad Cow Foreign currencies are reserved Border movements all observed Tried everything in our ability Still no financial credibility Oil dependant economy is hooked Incentive vacations overbooked Philosophical cinema in fusion Cross-over musical confusion Clandestine lovers and attractions Chinese-style economic expansions Religious democratic droppings Pizza with Ghormeh Sabzi toppings * Meat stew served in posh cafes over artistic rants Meditation classes just to get into each others pants Break your fast, charity food served up Zereshk Polo with ketchup Life in virtual reality Amusement park University Our national soccer heroes Can't kick their over-inflated egos Counterfeit medication Addiction as a recreation A nation dressed up in fashion Artificial industrial passion Long distance system of education Sell questions of entrance examination Interest rates or finance charge By choice or force but by and large Immoral zealots, fanatic factions Chinese-style economic expansions Religious democratic droppings Pizza with Ghormeh Sabzi toppings Sheykh Fazlolah Bridge passes over Satarkhan Avenue
 
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Jeudi 22 mars 4 22 /03 /Mars 17:47

Cette année, on pouvait fêter la nouvelle année iranienne au Jet Set en présence de Sattar, chanteur mythique chantant ses vieux succès, connu pour sa liaison malheureuse avec une des filles du Shah, et de Hengameh, chanteuse pop qui tente parfois des attitudes à la Haïfa ... mais n’est pas Haïfa qui veut (commentaire personnel) !

 

Chaude ambiance avec un curieux mélange d’iraniens en vacances à Paris pour l’occasion et de la diaspora iranienne réfugiée à Paris.  Les iraniens, d’ou qu’ils viennent, ont une constante : ils savent faire la fête !

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Mercredi 24 janvier 3 24 /01 /Jan 17:32

Toute la communauté iranienne de Paris s’est retrouvée ce samedi 12 janvier dans la grande salle du centre de l’Unesco. Le grand Mohamed Reza SHAJARIAN, la Voix iranienne, y offrait un concert unique. Il est considéré en Iran comme un trésor national. La chaleur vibrante de sa voix, son coffre et son ampleur font de lui le maître incontesté de la poésie persane chantée. La salle entière lui était déjà acquise avant son entrée, qui fut saluée par une standing ovation. Accompagné de trois musiciens (tar et kamâncheh, sortes de vièle et un oud, aussi appelé barbât, qui est une sorte de luth) et de son fils au percu et au chant, ils ont alterné des poèmes de Malawi et Saa’di. Le concert s’est terminé par un vieux chant politique, une complainte d’un prisonnier politique au fin fond de sa cellule. Ce chant, écrit à l’époque du Shah, est malheureusement resté d’actualité après la révolution islamique. Même un néophyte comme moi, ne comprenant pas la teneur des poèmes chantés, ne pouvait que se laisser rapidement envouter par le charme de ces chants.

 

in english please
All Iranian community in Paris was in the big meeting room of UNESCO last Saturday (12/01). The great Mohamed Reza SHAJARIAN, the Iranian Voice, gave a single concert. Everybody in Iran consider him as a national treasure, as a master of sang middle-aged poetry. All spectators gave him a standing ovation as soon as he went into the room. Three musicians and his son accompanied him (“tar”, “kamâncheh”, kind of XXX and an “oud”, also called “barbat”, which is a kind of lute). He sang old poetry form Malawi and Saa’di. At the end, he sang an old politic song, lament from a political prisoner in Shah’s jail. This song is unfortunately still contemporary, dictator changed but jails stayed. Even one novice like me in this art was quickly captivated by these charmed songs.
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