Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 16:45

Un grand seigneur persan, curieux des mœurs occidentales, séjourne longuement à Paris vers la fin du règne de Louis XIV…

 

C’est une grande question, parmi les hommes, de savoir s’il est avantageux d’ôter aux femmes la liberté que de la leur laisser ; il me semble qu’il y ait bien des raisons pour et contre. Si les européens disent qu’il n’y a pas de générosité à rendre malheureuses les personnes que l’on aime, nos asiatiques répondent qu’il y a de la bassesse aux hommes de renoncer à l’empire que la Nature leur a donné sur les femmes. Si on leur dit que le grand nombre de femmes enfermées est embarrassant, ils répondent que dix femmes qui obéissent embarrassent moins qu’une qui n’obéit pas.

 

in english please
A great Persian lord, nosy of western customs, stayed in Paris for a long time in the reign of Louis XIV. He said: It’s a great question, among men, to know if it’s favourable to take freedom away from women or not; I seem to me that there are good reasons to say yes or to say no. If European people say that it’s not to be generous to make unhappy women that we love, Persian people answer that there is baseness from men to give up power that Nature gave over women. If we can say that to coop many women up is embarrassing, it’s possible to answer that ten women who obey is less embarrassing than one who doesn’t obey.
Repost 0
14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 17:19

Même s’il existe de nombreux mots en commun dans les langues française et iranienne (otobus, chocolat, choqué, surprise, chance, caravansérail, pyjama …), il n’est malheureusement pas possible de se comprendre en utilisant nos langues respectives. Mais qu’en est-il de nos amis les bêtes ? Alors, le canard iranien fait coin-coin comme en France, le Coq fait rouroulirourou – ce qui lui fait perdre un peu de sa virilité -, le chat miou (qui n’est pas si éloigné de ça que notre miaou national), les oiseaux dgik dgik, le mouton bââââ, la poule rodrod ( ?), l’âne ar ar (avec le son de arab en anglais) – ce qui peut se comprendre s’il est bien chargé, après 20 km, sous 40°C – le chien âp âp et la grenouille rour rour. Nous, Français, la grenouille on la mange, on ne l’écoute pas !

in english please
Even if we share a lot of common words between French and Farsi (otobus, chocolat, choqué, surprise, chance, caravansérail, pyjama …), it’s unfortunately impossible to understand each other with our languages. But, for animals, how about that ? Good question. So, Iranian ducks say coin-coin, as French ones, Cock say rouroulirourou – which make it less potent -, cat say miou (not so far to our miaou), birds say dgik dgik, sheep bââââ, hen rodrod (?), donkey ar ar (with the sound of arab in English) – what it’s understandable if it’s loaded, after 20 miles under the sun- dog say âp âp, frog rour rour. French, we prefer to eat frog, we don’t listen to them.
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 13:41

Le transport iranien du mois: le recyclage des cagettes.

Repost 0
7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 21:07

Un jour, en milieu de journée, j’avais décidé d’aller voir si le restaurant que j’avais découvert quelques jours auparavant était ouvert et acceptait de servir à cette heure. J’avais apprécié l’accueil, le buffet et particulièrement les tables disposées autour de la piscine extérieure. Je m’apprêtais à franchir la porte extérieure qui menait à la piscine lorsque je fus surpris par un homme qui arrivait en courant dans ma direction en braillant, qui semblait totalement paniqué. Ne voyant personne d’autre que moi dans sa direction, je l’attendis. Arrivée à ma hauteur, il m’expliqua dans un flot de farsi ininterrompu avec de grands mouvements des bras que je ne pouvais pas rentrer. Je fus impressionné par l’énergie qu’il dépensa pour m’expliquer que le restaurant était fermé. Je ne compris que quelques jours plus tard que j’avais failli pénétrer dans la piscine, à l’heure réservée pour les femmes.

in english please
One time, in the middle of the day, I decided to go and see if the restaurant that I had discovered few days before was opened at this time. I appreciated their welcome, their buffet and also their tables around the swimming pool. I was close to go inside the restaurant when I saw one guy who was running on my direction, shouting and shaking his arms. As I saw nobody else around, except me, I decided to wait for him. When he arrived to me, out of breath, he tried to explain with a flood of Iranian words and many movements of arms that I couldn’t come inside. I was very impressed by this energy that he spent to explain to me that the restaurant was closed. I understood only a couple of weeks later that I nearly went inside the swimming pool at the time reserved for women!
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 20:57

 Ce petit village situé dans la province d’Azerbaïdjan oriental au nord-ouest de l’Iran est un incontournable si vous voulez réellement découvrir l’Iran. Kandovan est un des seuls villages troglodytes du monde (avec la Cappadoce en Turquie). Sur le flanc d’une colline, les habitants ont construit leurs maisons à l’intérieur de cônes de roche volcanique. C’est à l’époque de l’invasion Mongol (vers 1200) que les locaux ont été obligés de se cacher dans quelques grottes creusées naturellement dans la roche. Puis, petit à petit, ils y ont créé un véritable village avec des maisons de plusieurs pièces. Quand je dis petit à petit, c’est un euphémisme car il faut environ deux ans à un seul homme pour creuser une petite maison de deux pièces. Une petite rivière coule au bas du village, le reste des collines avoisinantes est recouvert d’herbe grasse. Tout est réuni pour faire de l’endroit un lieu idéal pour s’installer définitivement. De nos jours y vivent encore environ 600 personnes. Ils vivent en quasi-autarcie (élevage, agriculture … et maintenant tourisme).

Quelques kilomètres avant l’entrée du village, il semblerait que des locaux se soient installés également dans un réseau de grottes souterraines il y a 2000 ans de ça.

Vous pouvez voir plus de photos de ce merveilleux petit village dans l’album photo « Ouest de l’Iran ».

 

in english please
This little village on Azerbaijan province in the north-west of Iran is an absolute must if you want to go to see Iran. Kandovan is one of the only troglodyte villages in the world (with Cappadocia in Turkey). On the slope of hill, inhabitants build theirs houses inside cone of volcanic rock. During the time of Mongol invasion (about 1200) that inhabitants had to hide themselves on this place. Step by step, they created a complete village with houses dug in on the rock. When I say step by step, it’s an euphemism because they need about two years for one man to make one little two rooms house. A small river passes through the valley, hills around are green. It’s a perfect place to live. Nowadays, 600 inhabitants live as self-sufficient community (animal husbandry, agriculture … and now tourism). A few miles before the village, it seems that local people settled down in a network of underground caves two thousand years ago. You can see more pictures of this wonderful village on pictures album “Ouest de l’Iran”.
Repost 0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 16:53

En regardant une carte de notre pays, nous y voyons un hexagone. Les chinois voient dans le leur un coq dont la tête se dresse fièrement. Les iraniens voient en leur pays un chat… la tête se trouve au nord ouest, pour les moins imaginatifs d’entre vous.

in english please
When we‘re looking at a map of our country (France), we see a hexagon. When Chinese look at their country, they see a proud cock. When Iranians are looking at their country, they see a cat … with its head in north-west, for people without enough imagination.
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 14:15

 

L’origine de ce livre est entourée de mystères concernant l’auteur et la véracité de ce qui est racontée. Un diplomate anglais, James Morier, alors en poste à Téhéran aurait rencontré en 1815 un vieil homme dans une petite bourgade turque, se présentant comme Hadji Baba, lui livrant un manuscrit dans lequel est décrite sa vie. James Morier publie ce récit en anglais en 1824 et est traduit la même année en français. Il connaît un vif succès à sa sortie. Un peu plus tard parait à Téhéran une version en farsi qui connaît, malgré la censure, un très gros succès. Son auteur, Mirzâ Habib Esfahâni, lettré iranien de premier ordre célèbre pour la publication de quelques œuvres obscènes (« Epitre de la queue » ou « les quatre saisons du con ») proclame que sa version est l’originale et que Morier n’aurait traduit qu’une pale copie. On découvrit très tardivement, en 1961 qu’il s’est contenté de traduire le roman de James Morier.

Toujours est-il que ce récit d’aventures décrit avec raffinement et humour la société perse du début du dix-neuvième siècle, à la cour du Shah, dans le bazar, chez les Mollahs ou dans la rue. Hadji Baba est tour à tour barbier à Ispahan, bandit, porteur d’eau, charlatan, médecin, homme de religion, marchand, confident du Vizir, diplomate… Il y a du Candide dans ce roman. Une fausse naïveté permettant de décrire précisément et avec beaucoup d’humour les travers de la société iranienne du début du dix neuvième, un peu à la façon de Voltaire. On se régale !

in english please
There is a lot of mystery around the author, the veracity and the origin of this book. An English diplomat, James Morier, would met an old man in 1815 in a little village, called Hadji Baba, who gave him a handwritten text in which he described his life. James Morier published his book in English in 1824 which is translated the same year in French. It’s quickly a big success in England and in France. A couple of years later, Mirzâ Habib Esfahâni, famous for some lewd writings, published an Iranian version in Tehran. He exclaimed that his book is the original one and that James Morier is only a copy. We discovered only in 1961 that it was wrong. Anyway, this book is a wonderful adventure story which describes with humor and stylishness Persian society of the beginning of the nineteen century. We discover the life in the court of the Shah, in the bazaar, around mullahs and on the street. Hadji Baba is successively barber in Isfahan, outlaw, water-carrier, quack, doctor, mullah, trader, Vizier’s confident, diplomat… We mind to Candide when we read this book. A false naivety which allow describing in details and with a lot of humor the shortcomings of Persian society, quite like Voltaire with his “Candide”. It’s a delight!
Repost 0
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 17:32

Toute la communauté iranienne de Paris s’est retrouvée ce samedi 12 janvier dans la grande salle du centre de l’Unesco. Le grand Mohamed Reza SHAJARIAN, la Voix iranienne, y offrait un concert unique. Il est considéré en Iran comme un trésor national. La chaleur vibrante de sa voix, son coffre et son ampleur font de lui le maître incontesté de la poésie persane chantée. La salle entière lui était déjà acquise avant son entrée, qui fut saluée par une standing ovation. Accompagné de trois musiciens (tar et kamâncheh, sortes de vièle et un oud, aussi appelé barbât, qui est une sorte de luth) et de son fils au percu et au chant, ils ont alterné des poèmes de Malawi et Saa’di. Le concert s’est terminé par un vieux chant politique, une complainte d’un prisonnier politique au fin fond de sa cellule. Ce chant, écrit à l’époque du Shah, est malheureusement resté d’actualité après la révolution islamique. Même un néophyte comme moi, ne comprenant pas la teneur des poèmes chantés, ne pouvait que se laisser rapidement envouter par le charme de ces chants.

 

in english please
All Iranian community in Paris was in the big meeting room of UNESCO last Saturday (12/01). The great Mohamed Reza SHAJARIAN, the Iranian Voice, gave a single concert. Everybody in Iran consider him as a national treasure, as a master of sang middle-aged poetry. All spectators gave him a standing ovation as soon as he went into the room. Three musicians and his son accompanied him (“tar”, “kamâncheh”, kind of XXX and an “oud”, also called “barbat”, which is a kind of lute). He sang old poetry form Malawi and Saa’di. At the end, he sang an old politic song, lament from a political prisoner in Shah’s jail. This song is unfortunately still contemporary, dictator changed but jails stayed. Even one novice like me in this art was quickly captivated by these charmed songs.
Repost 0
21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 17:15

L’incontournable Delphine MINOUI a signé les articles du dossier spécial Iran du magazine Géo du mois de janvier. Même si les articles peuvent paraître un peu superficiels pour un iranien, ils ont néanmoins le mérite d’offrir un diaporama juste de l’Iran d’aujourd’hui, de briser quelques clichés que nombre d’occidentaux ont malheureusement sur ce pays : oui, les iraniennes sont coquettes et sortent maquillées, oui les jeunes se draguent dans la rue et dans certains cafés, oui les gens discutent parfois politique dans les taxis communs, oui, il existe des théâtres et des musées d’art contemporain à Téhéran. Il est néanmoins toujours de bon ton de le rappeler.

in english please
The main subject of the French magazine Géo on January is Iran and all articles are signed by Delphine MINOUI. Even if all articles can seem quite superficial for an Iranian, they had the merit of showing the reality of Iran nowadays, far from “cliché” that main of European have about Iran: yes Iranian women are fashionable and go outside with make up, yes young try to pick them up on the street and in some coffee shops, yes sometimes people discuss about politics on common taxis, yes there are theater and contemporary art museum in Tehran. Anyway, it’s really important to remember it.
Repost 0
17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 16:05

 

Depuis la révolution islamique, des sculptures fantaisistes et un brin kitch ont fleuri à l’entrée des villes et villages iraniens. Ces œuvres, parfois naïves et maladroites, sont souvent créées par des artistes locaux modestes. Les thèmes, très variés, ont des symboliques religieuses, historiques, politiques, sportives ou locales.

in english please
From the time of Islamic revolution, it’s possible to find a lot of fanciful sculptures in square of main towns and villages. These works, sometimes naïve and clumsy, are often made by simple local artists. There is a wide diversity of subjects: religion, history, politic, sport or local.
Repost 0