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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 15:58

En apprenant qu’il va bientôt perdre la vue, un expatrié iranien vivant à Paris décide de retourner à Téhéran après 20 ans d’exil. Il retrouve un père mourant, un jeune frère distant et est brutalement confronté à son passé politique et amoureux. Le film est malheureusement lent, très lent. Une succession de plans fixes parsemés de quelques ennuyeux travellings avant. Les personnages parlent peu, fument beaucoup. A croire qu’ils s’ennuient aussi. Sepideh FARSI était photographe avant d’être cinéaste et l’intérêt du film tient uniquement à sa photographie. Une succession de magnifiques photos ne fait malheureusement pas un film.

in english please
An Iranian expatriate living in Paris discovers that he will become quickly blind and decides to go back to Tehran after twenty years. He finds a dying father, a distant brother and he suddenly faces his love and politic past. Unfortunately, the movie is slow, too slow. An endless succession of static shots with some boring tracking in. Characters don’t speak a lot, smoke too much. Perhaps they get bored too. Sepideh FARSI was photographer before to be movie maker and the interest of this movie is mainly its photograph. Unfortunately, series of wonderful pictures don’t make a good movie.
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Published by Fabor - dans Cinéma iranien
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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 10:56

Un squelette recouvert d’une grande tunique noire tenant en ses mains un sablier et une faux est notre représentation de la mort. Pour les iraniens, le messager est le plus beau des anges, Azraël, tantôt représenté en jeune homme, tantôt en jeune femme, rayonnant de beauté et de bonté, accompagnant le mort vers sa nouvelle demeure, le paradis.

in english please
A skeleton with a long black dress, an hourglass and a scythe is our representation of death. For Iranian, the messenger is the most beautiful angels, Azraël, sometimes a young man, sometimes a young woman, glowing with beauty and kindness, who come to pick you up from earth to the paradise.
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Published by Fabor - dans Société
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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 11:33

Comment parler de l’IRAN sans évoquer sa poésie ? Elle n’est pas accaparée par une petite frange de la population mais chantée au quotidien par des millions d’iraniens. Tour à tour épique, historique, philosophique, amoureuse, la poésie persane médiévale reste contemporaine. De l’enfant des rues ou du vieil homme accompagné d’une perruche qui tirera pour vous une petite carte sur laquelle quelques vers vous donneront votre avenir, du chauffeur de taxi au gérant de maison de thé, lors de soirée, chantée ou scandée, on ne peut se balader en Iran sans en être imprégné. Si vous êtes invité à une soirée, on vous demandera très certainement de faire un vœu, avant d’ouvrir au hasard le Divan d’Hafez et de vous lire un de ses poèmes.

in english please
It’s not possible to try to discover Iran without touching on its poetry. It’s not monopolized by educated people but sung by millions of Iranians. Sometimes epic, sometimes historic, philosophic or about love, medieval Persian poetry is still contemporary. From kids on the street or some old men with a budgerigar which will choose a little card for you with a poem (and your future), from taxi drivers, waiters in tea shops, during party, sometimes sang sometimes scanned, you can’t visit Iran without poetry. If you have the chance to be a guest in an Iranian household, perhaps they will ask you to open the Divan of Hafez and choose one page at random, to have a wish and read one poem.
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 15:48

    

La plupart des portes des maisons anciennes possèdent deux marteaux, l’un rond et large, l’autre long et fin. Produisant deux sons différents, ils permettaient de savoir de l’intérieur si le visiteur était un homme ou une femme, et donc de décider qui allait ouvrir la porte. Dans les constructions modernes, il n’y a qu’une sonnette et parfois la maîtresse de maison te reçoit en mini-jupe. On a essayé plusieurs fois les deux marteaux sur une porte à Shiraz et ils produisent vraiment des sons différents….. jusqu’au moment ou la porte s’est ouverte. On s’est retrouvé un petit peu con devant le papi qui nous a ouvert, à notre grande surprise, après une dizaine de gling gling et de glong.

in english please
Most of old houses doors have two knockers, one large and like a ring, the other longer and thin. They make two different sounds. It was possible, inside, to know if the visitor was a man or a woman and so, to decide who have to go to open the door. In modern buildings, there is only one doorbell and sometimes, one woman comes to open the door with a short skirt. We were trying one time the two knockers on one door in Shiraz and they make really some different sounds when suddenly, an old man opened the door. We were quite stupid trying to explain to him, not with the same language, that we didn’t expect that people was living behind this door…
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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 11:53

Ce cliché pris dans un supermarché parisien est très clair pour toute personne n’ayant jamais vécu en Iran. Il s’agit d’un simple petit dessin de sac plastique. Par contre, il surprend toute personne étant restée quelques temps en Iran. Cela ressemble étrangement à certains panneaux que l’on peut trouver à l’entrée des centres commerciaux rappelant aux femmes qu’elles doivent impérativement portées un voile à l’intérieur !

 

in english please
This picture took in a Parisian supermarket is completely obvious for people who never lived in Iran. It’s only a simple picture of a little plastic bag. On the other hand, it’s amazing to find this kind of picture if you already lived in Iran. It looks like some pictures that you can see in the entrance of commercial centers to remind women of their duty to wear scarf!
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Published by Fabor - dans Société
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 17:49

Après ses très sombres précédents films, « le cercle » sur la condition féminine et « sang et or », drame social, Jafar Panahi revient au ton qui lui a donné ses premiers succès (principalement en série TV), la comédie. Il existe néanmoins un point commun entre ces trois films : ce sont des produits d’exportation avec aucune volonté, même si l’auteur s’en défend, d’être diffusé en Iran.

Le sujet : plusieurs jeunes femmes tentent de pénétrer dans le stade de Téhéran pour voir le dernier match de football de la sélection iranienne lors des qualificatifs au mondial 2006. Une loi leur interdit l’accès au stade. Quelques une d’entre elles essaient tout de même d’y aller, se font arrêter et sont parquées dans un petit enclos à proximité du stade. S’ensuit des discussions et des situations surréalistes (mais malheureusement bien réelles en Iran). Il leur est interdit de rentrer dans le stade pour leur éviter la promiscuité avec les hommes (alors que cette promiscuité est autorisée dans les cinémas, les trains couchettes) et pour leur éviter d’entendre les jurons des hommes ! C’est uniquement pour les protéger, comme le tchador d’ailleurs ! La comédie est certainement le meilleur vecteur pour décrire l’absurdité de ces lois.

Une bonne vielle unité de lieu, d’actions et de temps, un scénario simplissime et au final, un film frais qui respire la vie à mille années lumières de certains scénarii alambiqués des productions occidentales actuelles (cf Babel par exemple pour n’en citer qu’un seul, le dernier que nous avons vu).

Lors de la soirée du match Iran - Bahreïn, je me rappelle que je savourais un rôti - gratin dauphinois (cuisiné par une dauphinoise) arrosé d’un petit vin local (produit artisanalement et en cachette) dans les hauteurs de Téhéran. Le précédent match a Téhéran (Iran – Japon) avait fait plusieurs victimes (morts écrasés par des mouvements de foule). Cela m’avait dissuadé d’y aller. Ma douce était au mariage d’une de ses cousines. Nous nous sommes retrouvés tous les deux coincés dans les mêmes bouchons au milieu de la nuit. Les gens dansaient, chantaient dans les rues (ce qui est interdit par le régime) et les flics se limitaient à tenter de gérer l’ingérable.

in english please
After his two previous dark movies, “the circle” about woman condition and “blood and gold”, social drama, Jafar PANAHI is coming back with a comic movie as his first success (serials on Iranian TV). Nevertheless, these tree movies have a common point: there are products for exportation without willing to distribute them in Iran, even if Jafar Panahi is denying it. The subject: several young women tried to go inside Tehran stadium to watch the last football match of Iran during Football World Cup Qualification tournament on 2006. A law bans women from stadium. Some of them tried to go inside, are arrested and were herded into a little enclosure close to the stadium. It results from this some surrealistic discussions (between them and their jailers) and situations, but unfortunately really real in Iran. They have been banned from stadium in to avoid to be close to men in crowd (even if it’s authorized in cinema and couchette train) and to shield them from men swearwords! Comedy is most probably the best manner to describe the absurdity of these laws! A simple place, actions and time units, a simple scenario and at the end a really fresh movie very far from some new overcomplicated Hollywood scenario (for example, Babel, the last one that I saw). During the night of Iran – Bahrain, I remember that I was savoring roast beef, “gratin dauphinois” with a little glass of local wine in the north of Tehran. There were many dead during the previous match (Iran – Japan) and it persuaded me not to go to the stadium. My love was in the wedding of one of her cousin. We were both in the middle of the night in the traffic in Tehran. People were dancing, singing on the streets (which is forbidden) and cops tried only to manage the mess.
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Published by Fabor - dans Cinéma iranien
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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 17:40

Ce bimestriel en langue française à très faible tirage traite de l’actualité politique, sociale et culturelle du monde iranien. Il est très difficile d’obtenir des informations et des analyses non partisanes sur l’Iran. Le journal d’Iran y réussit. Il privilégie l’intelligence au politique. Sont publiés de longs articles d‘analyse écrits par des universitaires dans l’esprit du monde diplomatique. Le numéro 9-10 de novembre – décembre est consacré à l’avenir économique de l’Iran. Il permet de mieux comprendre ce qui constitue l’économie iranienne (étatique, économie rentière islamique, rente pétrolière).

Contact : http://www.journaldiran.com

in english please
This newspaper in French (every two months diffusion) deals with political, social and cultural news of Iranian world. It’s really difficult to find unpartisanship news and analyses about Iran. This newspaper succeeds to do it. You can find long academic articles. The last issue (n° 9-10 November – December) is about economical future of Iran.
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Published by Fabor - dans IRAN à Paris
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 17:21

Un grand seigneur persan, curieux des mœurs occidentales, séjourne longuement à Paris vers la fin du règne de Louis XIV…

Heureuse la terre qui est habitée par les enfants des Prophètes ! Ces tristes spectacles y sont inconnus. La sainte religion que les Anges y ont apportée se défend par sa vérité même : elle n’a point besoin de ces moyens violents pour se maintenir.

Voilà ce que dit le perse Rica, à la vue des exactions commises en occident au nom de la religion.  Le protestant Chardin avait lui aussi, à la même époque, loué la liberté de conscience qui régnait en Perse : « un avantage inexprimable que ces peuples ont par-dessus les chrétiens, c’est qu’ils ne sont point vexés par la religion. Chacun est là-dessus en pleine liberté et croit ce qu’il veut ». Cela a malheureusement bien changé depuis…

 

in english please
A great Persian lord, nosy of western customs, stayed in Paris for a long time in the reign of Louis XIV. “Sons of Mohammad are fortunate people! These sad sights are unknown for them. The holy religion that angels brought is justified by its own truth: it doesn’t need all these violent means to justify itself.” Here’s that the Persian lord, Rica, said at the sight of exactions committed in Europe in the name of god. The protestant Chardin who travel in Iran in the same time said the same thing. He was very impressed by the freedom of conscience that he saw in Iran: “these people have a great advantage over us; they never get upset over religious subject. Everybody is in this field completely free and believes what he wants”. There is unfortunately some little change now…
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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 18:10

Préciser la nationalité peut sembler être du domaine du détail dans une belle histoire d’amour mais a une importance cruciale dans toutes les démarches imposées par nos deux belles administrations pour nous permettre uniquement de vivre ensemble.

Il faut tout d’abord préciser qu’il est très difficile de départager les administrations françaises et iraniennes entre elles. Ce que l’on peut dire est qu’elles se trouvent toutes deux en haut du classement des administrations pouvant faire passer du "Oui Oui à la plage pour un roman de Kafka.

Commençons par le début. Nous nous sommes rencontrés à Téhéran, lors du mariage d’une de ses cousines. Je suis immédiatement tombé sous le charme de son sourire, de son regard … persan. Elle a été charmée par ma façon très française de danser, très concentré sur mes pas et les mouvements de mes bras. Cette situation est simple, déjà des millions de fois répétée et nos désirs étaient d’une simplicité enfantine : pouvoir vivre ensemble.

Il faut préciser qu’avoir une relation en Iran sans être marié peut être dangereux. Il suffit de faire attention. Par contre si l’un des deux n’est pas musulman, cela peut devenir plus problématique et réellement très risqué. Je devais, pour notre sécurité à tous les deux, devenir musulman.

J’étais chrétien. Du moins, j’ai été baptisé et j’ai communié face à des prêtres catholiques. Ce qui est important est que pour la police iranienne, j’étais chrétien. Pour moi, ma relation à Dieu est plus complexe.

Malgré cela, même si pour moi la forme des rites à respecter, le nom que l’on peut donner à ses prophètes, à son Dieu reste du domaine du secondaire, je respecte ses rites et les personnes qui les pratiquent. Je n’ai jamais voulu jouer avec ça. Les mollahs m’ont obligé de faire semblant.

La procédure est assez simple. Il suffit de passer dans un bureau d’un Mollah, sans rendez-vous, accompagné de sa douce et de répondre à quelques questions. L’entretien fut assez surréaliste. Ma douce me traduisait les questions en terminant par la réponse qu’il fallait mieux apporter.

 

Extrait :

Mollah : « Pourquoi voulez vous devenir musulman »

Ma douce : « Dis lui que tu veux devenir musulman parce que tu veux m’épouser »

Moi : « Je veux devenir musulman parce que je veux l’épouser »

Mollah : « est-ce une raison suffisante ?… »

… silence …

Mollah : « Quelle partie du Coran connaissez-vous ? »

Ma douce : « Il veut savoir quelle partie du Coran tu connais il faut mieux ne pas mentir »

Moi : « Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le Coran car je préfère apprendre le farsi d’abord »

Mollah : « Je pense qu’il existe des versions françaises…. »

… silence …

Mollah : « Etes vous circoncis ? »

Ma douce : « …. Tu sais dans notre religion … les hommes doivent … quand ils sont petits…. on leur coupe »… et des que le Mollah eut le dos tourné « say Yes ! »

Moi : « Yes ! »

…. Silence …très long silence… en redoutant qu’il me demande de le suivre dans une pièce voisine pour vérifier…

Mollah : « Avez-vous une photo d’identité ? »

Ma douce : « merde, il nous demande une photo d’identité »

Moi : « j’ai que mon passeport sur moi…. »

Mollah : « si vous m’apportez une photo je vous signe le papier dans la journée. »

Moins d’une heure après, on était de retour avec la photo et nous sommes repartis avec le certificat !

 

in english please
To specify the nationality could seem not really important in a love story. But it’s really important for whole administrative process to be able to live together. First, I have to tell you that it’s really difficult to decide which administration (between French and Iranian ones) is the best. I know only that both are in the top of the list and they can both pass kids' books off as Kafka novels! At the beginning, it’s a simple story. We met each other in Tehran during her cousin’s weeding party. I fell in love immediately when I saw her smile and Persian eyes. She was charmed by my French way to dance, really concentrating on my feet and the movement of my arms. So a simple story, already ten thousands times repeated, and our wish was so simple: to live together. I have to say that to have a relationship between man and woman in Iran can be dangerous. You have to take care. Moreover, if one of them is not Muslim, you can be in a big trouble with the Iranian law. I had to become Muslim. I was Christian. At least, I was baptized by Christian priest. But the important point is that I was Christian for Iranian cops. My relationship with God is more complex. In spite of this, even if the shapes of rites and the name that you can give to god and prophets are of secondary importance, I respect all these rites and people who practiced them. I have never liked to play with that. Mullahs pushed me to do it. In fact, the procedure is so simple. You have to go to one Mullahs office, with your love and answer to simple questions. The conversation was surrealist. She translated questions for me and had told me what I had to answer. Some short cuttings: The Mullah: “why do you want to become Muslim?” My love: “tell him the true, that you want to become Muslim to marry me”. Me: “I want to become Muslim to be able to marry her”. The Mullah: “only for this?” Silence… The Mullah: “Which part of Koran do you know?” Me: “I wait to learn Farsi first” The Mullah: “And you didn’t find French translation?” Silence … The Mullah: “are you circumcised?” My love: ”You know, in my country … boys have to…when they are little …” and when the Mullah turn round …”say yes”. Me:” Yes, I did it when I was child”. Long silence… terrified that he asked me to check it. The Mullah: “Do you have a picture?” My love: ”Oh, shit he asks for a picture!”. We came back quickly with a picture and left with the certificate!
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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 17:06

Les sujets pouvant être qualifiés de blasphème dépendent certes des religions mais surtout du lieu et de l’époque. Vu récemment sur un marché auvergnat ce magnifique « Jésus d’auvergne » ou encore de petits fromages italiens jaunes et difformes appelés « couille du pape ». En Iran, à l’heure actuelle, mieux vaut éviter de jouer avec de quelconques références religio-gastronomiques.

 

 

in english please
Subjects which could be called blasphemy depend on religion but mainly time and place. I saw recently on a French market these wonderful “Jesus from Auvergne” and also some little yellow Italian cheese called “pope’s bollocks”. In Iran, these days, it’s better not to play with this kind of names.
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