Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 20:44

Quelques clichés pris à Kashan et à Abyaneh, à Naien, dans la province de Gilan, à Téhéran, Shiraz, Yazd et Persépolis, et aussi dans l'ouest de l'Iran (Tabriz, le lac d'Orumiyeh, Zanjan...) ont été rajoutés dans les albums.

Repost 0
8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 12:26

Après le site de partage de photo Ringo, c'est au tour du site de partage de vidéo youtube d'être censuré en Iran ! Tché bad !

Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 11:10

Je ne parlerai ni ne commenterai les relations douteuses et les écrits racistes de l’auteur à la fin de sa vie. Oriana Fallaci est connue en Iran pour les interviews qu’elle a menées avec les chefs d’état et les personnalités qui étaient acteurs de l’histoire (Henry Kissinger, Yasser Arafat, Golda Meir, Willy Brant, Haïlé Sélassié …) mais surtout pour ses interviews du Shah d’Iran Mohammed Reza Pahlavi en octobre 1973 (Entretiens avec l’histoire, Flammarion 1975) et avec Khomeyni (publié dans le New York Times Magazine du 7 octobre 1979).

 

Ses courtes interviews, restituées brutes, permettent d’approcher certaines facettes de la personnalité de l’interviewé. L’auteur essaie de faire découvrir l’homme caché derrière le roi, le ministre ou le Président. On y découvre un Shah d’Iran surprenant. Un homme déconnecté de la réalité de son pays. Un homme triste, seul, entouré d’or et d’émeraudes, qui gouverne son pays en despote absolu, qui croit aux visions mystiques (il vit lui-même Ali qui vint le sauver lorsqu’il était gamin), qui considère les femmes comme un précieux accessoires dont les capacités intellectuelles sont inférieures à celle de l’homme, mais qui en même temps s’emploie à leur donner l’égalité complète en droits et en devoirs.

Je suis à la recherche (en anglais ou en français) de l’interview de Khomeyni. Mille remerciements à celui ou celle qui me dire ou je peux la trouver !

in english please
I won’t talk or comment her dubious friends or racist writings at the end of her life. Oriana Fallaci is famous in Iran for the interviews of personality and states leaders (Henry Kissinger, Yasser Arafat, Golda Meir, Willy Brant, Haïlé Sélassié…) and mainly for her interviews of the Shah of Iran Mohammed Reza Pahlavi in 1973 (conversation with history, 1975) and Khomeini (published in New York times magazine on 7 October 1979). Her short interviews allow discovering the hidden and human side of the Kings, Ministers or Presidents. We discover a surprising side of the Shah. A man completely out of touch with Iranians people. A sad man, alone, surrounded by gold and precious stones, who manage his country as absolute despot, who believe in mystic apparitions (he saw Ali who went to save him when he was child), who consider that women are as precious accessory with intellectual capacity lower than men, but, in the same time, who work on giving them the same rights and duties than men. I’m looking for the interview of Khomeini (in French or in English). Thousands thanks to which one who tell me where I can find it!
Repost 0
3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 17:28

Il faut éviter le camping sauvage dans les forêts de la province du Mãzandarãn. On peut en effet croiser ou se faire courser par des loups, des chacals, des sangliers, des hyènes, des ours bruns, des lynx ou encore, même s’ils ne sont plus très nombreux, par des panthères ou des léopards, suivant la chance du moment. Il paraîtrait même qu’un Lion de Perse aurait été entrevu dans une des forêts de cette région. Ailleurs, il est assez rare de faire de dangereuses rencontres, exceptés quelques reptiles dans le désert et les zones arides, c'est-à-dire quasiment partout en dehors des villes. La plupart d’entre eux ne sont pas venimeux, à ce qu’il paraît.

Dans les petites bestioles rigolotes, il ne faut pas oublier un tout petit insecte (je n’ai pas encore réussi à savoir à quoi il ressemblait) qui provoque d’énormes gonflements (un peu à la « Banzaï » - je suis désolé par le niveau de mes références cinématographiques) lorsqu’il te pique. On le trouve principalement dans le Nord Ouest de l’Iran et les locaux l’appellent « Dracula ». Il ne faut surtout pas toucher la plaie et attendre que cela passe, sinon cela peut empirer et s’infecter. Et prier ? Je n’ai pas plus d’info concernant cette petite bestiole sympathique.

Pour les grosses bestioles rigolotes, l’Iran possède l’un des plus grands rapaces du globe, le vautour barbu (je vous assure que ce n’est pas une blague), malheureusement en voie de disparition. De tout temps, il a subi une campagne d’extinction de la part des fermiers qui l’accusaient à tord de s’attaquer aux moutons. En fait, il se nourrit principalement de ce que les autres rapaces ont laissé derrière eux. Il a également une spécialité amusante : il lui arrive d’attraper puis de laisser tomber sur des pierres les tortues mauresques qu’il trouve dans la région pour broyer leurs carapaces. A ce sujet, on a longtemps cru que le récit de la mort du grand dramaturge grec Eschyle (Qui avait écrit « Quand un mortel s’emploie à sa perte, les Dieux viennent l’y aider », mort en 456 avant JC ), tué par une tortue venant s’écraser sur son crâne, relevait du mythe. On sait maintenant qu’un vautour barbu souffrant de myopie a pris le crâne chauve d’Eschyle pour un rocher !

PS : les dessins ont été réalisés par de petits téhéranais d’une dizaine années.

in english please
It’s better to avoid unauthorized camping in forest of Mãzandarãn. We can meet or be chased after by wolves, jackals, wild boars, hyena, bear, lynx or also, even if there are not many of them, panther, or leopard with a bit of luck. It seems that one Persian lion had been seen in the depths of the forest. Everywhere else, it’s really rare to have unpleasant encounter, except some snakes in the desert and dry place, it means quite everywhere in Iran. Most of them are not dangerous, it seems… In the field of little funny animal, we don’t have to forget a tiny insect (I don’t know how it looks like) who can cause huge swelling when it bites you. It lives mainly in the north of Iran and local people call it “Dracula”! It’s better not to touch the wound. It could be worst and turn septic. I don’t have more information about this delightful animal. For bigger funny animals, Iran has one of the huger bird of prey in the world, called “bearded vulture” (I promise that it’s true and that there isn’t a link with Mullah), unfortunately in process of disappearance. At all times, farmers tried to kill them because they accused them to kill sheep. In fact, it eats mainly what others predatory animals let behind them. It has also a funny activity: it enjoys to catch Moorish turtles and to let them to fall on some rocks to be able to break their carapaces. About this, we believed from a long time that the description of the death of the famous Greek dramatist Eschyle, killed by a turtle which fall from the sky to his head, was a myth. We know now that a bearded vulture s blind as a bat took Eschyle’s bald head for a rock! PS: all the drawings were created by ten years old kids from Tehran.
Repost 0
1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 10:47

Les parlements de tous les pays du monde possèdent généralement une faune intéressante à observer. Ci-joint un site permettant de se plonger dans le dur travail du parlement iranien: http://www.adlroom.com/modules.php?name=News&file=article&sid=3653

Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 17:04

Dans ma nuit, si brève, hélas

Le vent a rendez-vous avec les feuilles.

Ma nuit si brève est remplie de l'angoisse dévastatrice

Ecoute! Entends-tu le souffle des ténèbres?

De ce bonheur, je me sens étranger.

Au désespoir je suis accoutumée.

Ecoute! Entends-tu le souffle des ténèbres?

Là, dans la nuit, quelque chose se passe

La lune est rouge et angoissée.

Et accrochés à ce toit

Qui risque de s'effondrer à tout moment,

Les nuages, comme une foule de pleureuses,

Attendent l'accouchement de la pluie,

Un instant, et puis rien.

Derrière cette fenêtre,

C'est la nuit qui tremble

Derrière cette fenêtre, un inconnu s'inquiète pour moi et toi.

Toi, toute verdoyante,

Pose tes mains - ces souvenirs ardents –

Sur mes mains amoureuses

Et confie tes lèvres, repues de la chaleur de la vie,

Aux caresses de mes lèvres amoureuses

Le vent nous emportera!

Le vent nous emportera!

Vous avez peut être déjà entendu ce poème dans le film de Kiarostami le vent nous emportera. Forough Farrokhzad (1935 – 1967) est la poétesse iranienne la plus connue et réputée, de par sa poésie, mais également de par sa vie et sa fin tragique, son engagement de femme. Mariée à 17 ans, elle divorcera deux ans plus tard pour mener une vie solitaire indépendante entrecoupée d’aventures amoureuses. A 27 ans, elle réalise un film intitulé Khané sigh ast (la maison est noire) dans la léproserie de Baba Baghi près de Tabriz et adopte le fils d’un couple de lépreux. Elle s’adonna également à la peinture. Mais c’est surtout par sa poésie qu’elle doit sa renommée : I respect poetry in the very same way that religious people respect religion. Les thèmes abordés dans ses poèmes n’ont rien de philosophique ou de politique. C’est la première poétesse iranienne à exprimer en tant que femme, avec le courage que cela implique, ses regrets, ses joies et ses douleurs, ses doutes et ses rêveries. Elle aimait la vitesse, dans la vie comme sur la route. Elle meurt brutalement à 32 ans dans un accident de la route.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, Forough Farrokhzad a son propre site internet (www.forughfarrokhzad.org) et un recueil de ses poèmes vient d’être édité en français La conquête du jardin : poèmes 1951 – 1965.

La conquête du jardin de Forough FARROKHZAD – Lettres persanes 2005 : Recueil de poésies couvrant la période 1951 - 1965

in english please
My whole being is a dark chant which will carry you perpetuating you to the dawn of eternal growths and blossoming in this chant I sighed you sighed in this chant I grafted you to the tree to the water to the fire. Life is perhaps a long street through which a woman holding a basket passes every day Life is perhaps a rope with which a man hangs himself from a branch life is perhaps a child returning home from school. Life is perhaps lighting up a cigarette in the narcotic repose between two love-makings or the absent gaze of a passerby who takes off his hat to another passerby with a meaningless smile and a good morning . Life is perhaps that enclosed moment when my gaze destroys itself in the pupil of your eyes and it is in the feeling which I will put into the Moon's impression and the Night's perception. In a room as big as loneliness my heart which is as big as love looks at the simple pretexts of its happiness at the beautiful decay of flowers in the vase at the sapling you planted in our garden and the song of canaries which sing to the size of a window. Ah this is my lot this is my lot my lot is a sky which is taken away at the drop of a curtain my lot is going down a flight of disused stairs a regain something amid putrefaction and nostalgia my lot is a sad promenade in the garden of memories and dying in the grief of a voice which tells me I love your hands. I will plant my hands in the garden I will grow I know I know I know and swallows will lay eggs in the hollow of my ink-stained hands. I shall wear a pair of twin cherries as ear-rings and I shall put dahlia petals on my finger-nails there is an alley where the boys who were in love with me still loiter with the same unkempt hair thin necks and bony legs and think of the innocent smiles of a little girl who was blown away by the wind one night. There is an alley which my heart has stolen from the streets of my childhood. The journey of a form along the line of time inseminating the line of time with the form a form conscious of an image coming back from a feast in a mirror And it is in this way that someone dies and someone lives on. No fisherman shall ever find a pearl in a small brook which empties into a pool. I know a sad little fairy who lives in an ocean and ever so softly plays her heart into a magic flute a sad little fairy who dies with one kiss each night and is reborn with one kiss each dawn. Perhaps you already heard this poem in the famous film of Abbas Kiarostami The wind will carry us. Farough Farrokhzad (1935-1967) is the most famous Iranian poetess. Her celebrity comes from her poetry, but also her life, the tragedy of the end of her life, her engagement as a woman. Married at 17 years old, she divorced two years later to lead a solitary and independent life interrupted by some affairs. At 27 years old, she’s director of the film “Khâné sigh ast (The house is black) in Baba Baghi leper hospital, close to Tabriz and she adopted the son of leper family. She took up with painting too. Anyway, her renown comes mainly from her poetry: I respect poetry I the very same way that religious people respect religion. On her poems, she doesn’t deal with politic or philosophy. She’s the first Iranian poetess who express, as woman, with the courage that it means, her feelings, her regret, her delight and grief, her doubts and her dreams. She liked speed, on her life as on the roads. She died violently on a car crash. She had only 32 years old. It’s possible to find some of her poems on the following site: www.forughfarrokhzad.org
Repost 0
26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 13:40

Le clergé en Iran représente 180 000 personnes. Imaginez que l’on ait autant de prêtres en France (les deux pays ayant approximativement la même population), cela ferait en moyenne 5 prêtres par commune ! J’en ai parfois croisé au boulot. J’ai même joué au foot avec l’un d’entre eux. Au début, je croyais que c’était un chef, car il jouait mal, même très mal, et ses coéquipiers continuaient à lui donner la balle.

 

in english please
Clergy in Iran is 180 000 people. I let you imagine if we have the same quantity of priest in France (both countries have quite the same population). It would be five priests per communes on average! Sometimes, you met some of them in my job. I already played football with one Mullah. At the beginning, I believed that he was a chief, because he wasn’t so good, and his team-mates continued to give him the ball …
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 10:58

Jeu

Que représente la photo jointe. 2 indices : la photo a été prise en Iran. Aucune relation directe avec Hulk.

La réponse sur le très beau site suivant : http://www.irania.fr/RIRidicule/RiRi.html

Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 14:59

Souvent qualifié de paradis terrestre, le jardin persan est un îlot de calme et de fraîcheur. Lieu de calme qui s’oppose aux bruits, aux tumultes et aux contraintes sociales extérieures.

A l’opposé du jardin a la française ou l’on trouve une nature ordonnée, le jardin persan prône une certaine forme de bordel, une nature faussement libre et sauvage dans une structure néanmoins rigoureuse : divisé en quatre parties égales, généralement carré ou rectangulaire, délimitées par deux ruisseaux. Ces quatre parties représentant les quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu.

Ces deux jardins ont d’ailleurs des morts complètement opposées : laissé à l’abandon, le jardin français se remplira de ronces et de multiples mauvaises herbes pour redevenir « forêt » tandis que le jardin persan, sans soin et donc sans eau, disparaîtra en quelques semaines pour redevenir un terrain sec et aride.

 

... in english Often called earthly paradise, Persian garden is a little island of peace and quiet. Cool place in complete contrast to noise, uproar and social pressure of outside. In the opposite of French garden in which we find an orderly nature, Persian garden urge on some kind of mess, a falsely free and wild nature in rigorous organization: divided in four equal parts, generally square or rectangle, delimited by two small streams. These four parts represent four elements: water, ground, air and fire. These two kinds of gardens have also different death: if we don’t take care of them, French garden will quickly fill with bramble and weeds and will become forest. Persian garden will disappear quickly to become dry ground.
Repost 0
18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 09:58

 

La photo du dessus a été prise à Téhéran, la seconde à Londres. Etonnant non ? Il faut rajouter qu'il est quasi impossible de voir des femmes couvertes de la sorte en Iran.

Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article