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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 09:38

En 1930, la journaliste s’enfonce seule dans le Luristan presque inexploré, traverse le désert de Kut, se glisse parmi les contrebandiers, les muletiers et les bandits jusqu’aux ruines des châteaux-forts de la célèbre secte persane des assassins. Véritable aventure. Humour. Esprit d’ouverture. Peu d‘européens et aucune européenne ne s’étaient encore enfoncés dans cette région peuplée de tributs vivant encore dans une « douce anarchie ». Une grande dame que j’aurais bien voulue rencontrer, malheureusement disparue en 1993 à l’âge de 100 ans, après une longue vie richement remplie. Il nous reste ses récits (La vallée des assassins, Edition Payot, 1936, disponible en poche).

... in english
In 1930, the journalist Freya Stark plunged, alone, into a quite unexplored area, the Luristan, crossed Kut desert, lived with smugglers, mule drivers and brigands up to ruins of castles of the famous Persian Hashâchines sect. A genuine adventure, humor, open mind. Very few European men (no woman) already were to this area full of tribes who lived in a “kind anarchy”. A great woman unfortunately died in 1993 at 100 years old, after a long and splendid life. It remains for us her writings.
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 11:54

Ce mois ci, le transport de tuyaux ...

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 14:20

Une police féminine assez inspirée de films holywodiens ou de kungfu : choisissez la version avec nunchaku ou la poursuite en voiture assise sur les portières avec mitralliettes au poing ! http://www.youtube.com/watch?v=bOBLSmiSDFQ

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 17:13

C’est un peu le PSG – Marseille iranien. Ces deux clubs téhéranais se disputent chaque année le championnat national de football. Le stade est plein à chaque confrontation et il faut être prêt à tout pour avoir des places (cf photos jointes). Je me souviens l’an dernier en rentrant sur Téhéran un soir d’automne sur l’autoroute de Karaj d’avoir l’impression d’être au milieu d’émeutes. L’autoroute était jonchée de pare-brises brisés et de gros morceaux de bois. Sur le bord de l’autoroute, toutes les fractions militaires iraniennes semblaient être représentées. On pouvait croiser des voitures ou des mini bus remplis de supporters arborant des écharpes parfois rouges (pour Persepolis) ou bleues (pour Estaghal). Cette année, persepolis a gagné 2 à 1

in english...  It’s like our Paris vs Marseille. These two Iranian teams fought to win Iranian football championship. Stadium is full for each league match and you have to be ready to do everything if you want to have a ticket (see pictures hereunder). I remember last year when I was coming back from Karaj to Tehran one evening to have the feeling that I was in the middle of riots. Many car windscreens and parts of wood laid strewn about the motorway. On the both sides of the motorway, many different police and military forces was present. It was possible to pass cars or bus full of supporters in blue (for Estaghal) or red (for Persepolis). This year, Persepolis won 2 to 1.

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 11:49

Ce lundi, jacques Chirac a remis les insignes de commandeur de la Légion d’honneur à l’avocate iranienne Chirine EBADI. Elle est la première femme musulmane et la première iranienne à recevoir le prix Nobel de la Paix (en 2003). Née en 1947, elle fut également la première femme en 1974 à être juge en Iran. Elle a néanmoins du abandonner son poste en 1979, les ayatollahs ayant décrété que les femmes sont trop émotives et irrationnelles pour diriger un tribunal…

Elle enseigne actuellement à l’Université de Téhéran et œuvre pour la défense des droits des enfants, des femmes et de dissidents politiques en détention. Elle ne fait pas campagne contre le port du voile, même si elle ne le porte pas à l’étranger, estimant qu’il y a d’abord d’autres combats beaucoup plus importants.

 « La condition de discrimination des femmes dans les pays musulmans, que ce soit dans le droit civil ou dans le domaine de la justice sociale, politique et culturelle, a ses racines dans la culture patriarcale et essentiellement masculine de ces pays, pas dans l’islam. » a-t-elle expliqué en recevant son prix.

Elle combat le régime des Mollahs sur le terrain, en faisant changer telle ou telle loi, en dénonçant certaines absurdités dans la législation iranienne. Certains dissidents iraniens à l’étranger lui reprochent parfois d’être trop modérée vis-à-vis du régime en place.

This article in english... On Monday, Jacques Chirac gave to the Iranian lawyer Shirin EBADI insignia of commandeur de la Légion d’honneur. She’s the first Muslim woman and the first Iranian woman who received Nobel Peace Price (in 2003). Born in 1947, she was also the first women who were Judge in Iran in 1974. Nevertheless, she had to give up her job in 1979, because Ayatollahs decided that women are too emotional and irrational to manage a court … without comments. At the present time, she’s teacher in Tehran University and is working for children, women and political dissidents rights. She doesn’t want to militate against scarf, even if she doesn’t swear it when she’s abroad, because she considers that there are many others more important subjects to solve. “Sexual discrimination in Muslim countries, on the civil law and on social, political and cultural justice, have their roots in patriarchal society not in Islam.” She said when she received her Nobel price. She chooses to fight on their field, and succeed to change some laws in denouncing some absurdities in Iranian laws. Some Iranian dissidents who live abroad blamed her to be too moderate with mullahs’ regime.

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 15:02

Darband ou Darakeh, deux lieux de villégiatures des Téhéranais sur les pentes des montagnes du nord, permettant de trouver fraîcheur et air pur (fuir la pollution du centre). Petits chemins rocailleux surplombant la ravine ou coule la neige fondue des sommets. Au loin, on peut apercevoir les pics blancs des montagnes de l’Alborz. De petites échoppes jalonnent le parcours, proposant selon les saisons noix fraîches, du jus de grenade, du lavoshak – fine pâte de fruits qui se mâchent comme du chewing-gum - . Pauses possibles dans des maisons de thé (tchaï khãné), sans vieilles dames anglaises, ou l’on peut s’allonger sur un large banc en bois recouvert d’un tapis et fumer un qalyan (narguilé). Plus tu montes, plus la probabilité de voir un voile tomber augmente …

in english...
Darband or Darakeh, two nice places for a ride on the beginning of the slope of mountains on the north of Tehran, where it’s possible to find fresh and pure air (far from city pollution). Little stony paths overhanging gully where melted snow flowed from the top. Far away, you can see white peaks of Alborz mountains. The path is lined with many little shops, in which it’s possible to find seasons products: fresh walnuts, pomegranate juice, lavoshak (thin sheet of fruits paste). To have a break in one of many teashop (tchaï khâné), without old English ladies, where you can lay on large bench covered by carpet and smoke narghile. The probability to see a scarf to fall increases when you climb these paths…
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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 12:12

C’est amusant de voir que les iraniens aiment se moquer d’eux même. Nous, en France, on aime bien se moquer des autres. Un français s’adapte donc très facilement en Iran.

Il y a de cela quelques années, l’équipe de football iranienne perdait match sur match et ses dirigeants décidèrent d’engager un entraîneur occidental. Après quelques semaines, les premiers résultats se firent sentir jusqu'à ce fameux jour où l’équipe nationale battit enfin son adversaire. Le lendemain, l’entraîneur se faisait virer.

Ce qui fait dire aux iraniens, que l’Iran est le seul pays au monde ou l’on vire l’entraîneur lorsqu’il fait gagner un match. Une sorte de fatalisme ironique.

... in english
It’s funny to see how Iranians like to laugh at themselves. We, French, like to laugh at the others. So, French adapts himself easily in Iran! Some years ago, Iranian football team was loosing match after match and their manager decided to hire a foreigner coach. After a couple of weeks, first results arrived progressively till this famous day when national team won one match. Some days after, they fired the coach. Iranians say that they are the only country in the world in which you fire the coach when he succeeds in winning a match! It’s a kind of ironical fatalism.
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 18:28

Auteur iranien exilé en France, Ali ERFAN excelle dans l’écriture de nouvelles. Rapides, parfois cruelles et inquiétantes, toujours emplies de poésie et de raffinement. L’auteur joue avec des destins d’hommes et de femmes, chahutés dans la tragédie de l’histoire tumultueuse de l’Iran des Mollahs. Il s’agit souvent de drames, de meurtres, de guerres, de désespoir, d’exiles mais curieusement, en même temps, toujours un hymne à la vie. On se plonge avec délice dans cette réalité iranienne, mélange d’horreurs et de poésie.

Le dernier poète du monde commence ainsi : « Mon récit sera rapide comme l’ange de la mort lorsqu’il surgit par la fenêtre ou par la fente sous la porte, s’empare de l’âme du pire des tyrans et disparaît aussitôt par le même chemin, en emportant l’âme d’un poète ». Je vous laisse deviner de qui il s’agit.

 « Je déteste ce qui s’écrit mais ne se lit pas » se laisse t-il emporter dans l’inconnu, en parlant du français, clin d’œil à tout étranger se lançant dans l’apprentissage de notre belle mais complexe langue française.

Bio : Ali ERFAN est né à Ispahan en 1946. Il écrit son premier texte à l'âge de quinze ans et goutte aussitôt aux geôles du Shah. Auteurs dramatique mais également cinéaste, il réalise deux films. Contraint à l'exil depuis 1981, il vit en France et se consacre à l'écriture. Il a déjà publié : La Route des infidèles, Le Dernier Poète du monde, Les Damnées du paradis, La 602e nuit, Ma femme est une sainte et Adieu Ménilmontant.

in english please
In english : Iranian writer exiled in France, Ali ERFAN is specialized in short stories. Rapid, sometimes hard and frightening, always full of poesy and sophistication. He’s playing with destiny of men and women, heckled in the tragedy of tumultuous history of Iran. It’s often question of drama, murder, war, despair, exile but, oddly, in the same time, always song of beauty of life. It’s a delight to dive into this Iranian reality, mix of horrors and poesy. The last poet of the world begins like this : “My story will be as quick as death angel when he appears suddenly from the window or from slit under the door, takes hold of the soul of the worst tyrant and disappears at once to the same way, taking away the soul of one poet”. I let you guess who he is!  “I hate all these letters that we have to write and not say!” he writes in an outburst of temper in The unknown. It’s about French, a wink to all the foreigners who try to learn our beautiful but difficult language. Bio: Ali ERFAN was born in Esfahan in 1946. He wrote his first writing at fifteen years old and tested immediately Shah’s jail. Writer but also film maker, he shot two films. Forced to leave Iran from 1981, he decided to come in France. He already published The unfaithful road, The last poet of the world, damned of paradise, The 602d night, My wife is holy woman, Farewell Ménilmontant.
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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 14:42

Dans le bazar de Shiraz, on peut acheter des canards techno. On a le choix entre couleur naturelle ou jaune, rose orange, vert flashi ! Je ne sais pas s’ils leur donnent aussi des ecstasy.

Je ne suis pas très campagne, mais j’avoue que je serais assez tenté par une ferme ou tous les animaux seraient peints de la sorte …. Nos agriculteurs manquent de fun !

in english...
In the bazaar of Shiraz, it’s possible to buy « techno » ducks! You can choose between natural colors or yellow, pink, orange, light green! I don’t know if they gave them ecstasy too! Anyway, I’m not really a country man, but it must be admitted that I’m really tempted to have a farm with colorful animals. French farmers don’t have enough fun!
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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 14:27

Il existe un restau ♥♥♥♥♥ (cotation personnelle) à Paris pour déguster des spécialités kurdes: le Merivan*, au 19 rue de Ménilmontant dans le 20ième.

 

La déco est sobre, dépaysante et extrêmement chaleureuse. Les assiettes sont délicieuses et la note n’est pas trop salée. Je vous conseille de tester un des vins kurdes de la carte (doux et fruité).

 

Même si le patron est originaire de l’est de la Turquie (les kurdes s’étendent principalement sur la partie orientale de la Turquie, occidentale de l’Iran et une partie de l’Irak, mais était-ce nécessaire de le rappeler), les serveurs parlent iraniens !

 

Mais attention, ici le dough se dit « douigh ».

 

* Merivan est le nom d’une région kurde en Iran.

 

 

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Published by Fabor - dans IRAN à Paris
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