Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 17:47

Cette année, on pouvait fêter la nouvelle année iranienne au Jet Set en présence de Sattar, chanteur mythique chantant ses vieux succès, connu pour sa liaison malheureuse avec une des filles du Shah, et de Hengameh, chanteuse pop qui tente parfois des attitudes à la Haïfa ... mais n’est pas Haïfa qui veut (commentaire personnel) !

 

Chaude ambiance avec un curieux mélange d’iraniens en vacances à Paris pour l’occasion et de la diaspora iranienne réfugiée à Paris.  Les iraniens, d’ou qu’ils viennent, ont une constante : ils savent faire la fête !

Repost 0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 03:38

La nouvelle année 1386 du calendrier perse* a débuté le premier jour du printemps, le 21 mars du calendrier grégorien à 3 heures 38 du matin précisément (heure de Téhéran). Les racines de ces festivités qui durent plus de deux semaines remontent aux croyances zoroastriennes et sont tellement ancrées dans la culture iranienne que même l’Islam, qui a tenté d’anéantir les traditions antérieures ou les incorporer aux traditions musulmanes, ne peut que tolérer ces cérémonies. Les deux semaines précédant la nouvelle année, c’est le grand nettoyage de printemps dans toutes les demeures iraniennes. On nettoie, on trie, décore ; on prépare des pâtisseries, confectionne (ou achète) de nouveaux vêtements, on plante des graines que l’on fera germer pour la nouvelle année. Le jour de Norouz, est installé sur la table le hafté siné, qui signifie sept choses dont le nom commence par S : sepand (graines d’une plante sauvage qui dégagent , lorsqu’on les brûle, un parfum délicat), sabzeh (lentilles que l’on a fait germer), samanou (sauce brune et concentrée concocté à partir de blé germé), sendjed (olive de Bohème), sib (pomme), sir (ail), serkeh (vinaigre). On place également sur la table des œufs peints de différentes couleurs, un miroir, une petite coupe contenant de la farine et du riz, un bocal d’eau avec un poisson rouge, une bougie, des fruits, un flacon d’eau de rose, une coupe de bonbons, le Coran, le divan d’Hafez et toute sorte de décoration. Le hafté siné était le nom de sept anges qui étaient annonciateurs de santé, félicité, prospérité, bonheur, joie, beauté … bref que de bonnes choses.

A l’heure précise de passage à la nouvelle année, il faut mieux éviter de se trouver dans une mauvaise position car elle déterminera toute votre année : Mesdames, éviter de vous trouver dans la cuisine. Le plus jeune de la maison est invité à sortir et à entrer dans la maison avec des fleurs que l’on aura préalablement préparées dehors en signe de bonheur entrant dans la maison. Il est également important de ne pas oublier de glisser de l’argent dans le Coran pour s’assurer prospérité dans la nouvelle année, puis on se distribue les cadeaux.

 * ou l'année 2566, j'y reviendrais

in english please
The new year 1386 from Persian calendar just begins the first day of spring, 21st March of Gregorian calendar at 3 o’clock in the morning (Tehran time). The roots of these celebrations which last during 2 weeks came from Zarathustri times. They are so ingrained into Iranian culture that even Islam, which try many times to destroy or to incorporate previous traditions to Muslim traditions, had to tolerate these celebrations. First, we begin with cleaning households (nothing else that our spring cleaning): we clean, wash, sort, decorate and cook some special cookies; we make or buy new dress. The day of Novrouz (instead of our Christmas tree), we prepare the hafté siné which means seven things for which the name begin by S: sepand (seed from wild plant which give good smell when we burn them), sabzeh (sprouted lentil), samanou (brown sauce from wheat), sendjed (olive), sib (apple), sir (garlic), serkeh (vinegar). It’s possible to add on the table painting eggs, a mirror, a little red fish in its aquarium, candles, fruits, rose water, candies, the Holy book Coran, the poetry books of Hafez “The Divan” ...
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 17:37

Le dernier mardi de l’année iranienne (de mars à mars dans le calendrier grégorien) est célébré en Iran la fête du Feu – tchãhar chanbé soury pour les puristes, résurgence de la Perse millénaire. Dans les rues sont allumés des brasiers par-dessus lesquels les jeunes bondissent en criant  « Donne-moi ta vivante couleur rouge et prends ma pale couleur orange ». Pétards, feux d’artifice, les gamins parfois voilés d’un tchador noir parcourent les rues en frappant sur des casseroles et vont de porte en porte pour recevoir des friandises, certains artistes se déguisent en noir vêtus du hadji firouz, habit aux couleurs très vives, chantent, dansent dans les rues pour annoncer l’arrivée prochaine de la nouvelle année. On brise dehors les pots en verre ou en céramique qui ont été fêlés durant l’année et que l’on a gardés précieusement pour ce jour.

Un ami français dont je tairais le nom m’a confié une anecdote amusante à ce sujet. Il venait juste d’arriver à Téhéran le jour de cette fête avant d’entamer une expatriation de plus de trois ans. Il se trouvait dans une chambre de l’hôtel Azadi (grande tour qui domine la ville dans le nord de Téhéran)  et resta toute la soirée scotché à la vitre. Il entendait des pétards, voyait s’allumer en pleine rue de nombreux petits feux et pensait s’être retrouvé en plein milieu d’une révolution, en pleine guérilla urbaine. Cette anecdote est une belle illustration de la citation de Camus que j’ai postée au début de mon blog « On se fait toujours des idées exagérées de ce que l'on ne connaît pas ». Peut être malheureusement encore plus sur l’Iran.

 

in english please
The last Tuesday of the Iranian year is celebrated the fire celebration or “tchãhar chanbé soury”, resurgence of old Persian celebration. People light fire on the street, young are jumping over it and shouting “Give me your red and live color and take my pale orange”. Firecrackers, fireworks, kids, sometimes wearing black chador, are going door to door to ask candies, hitting pans. You can smash on the street glass or ceramic dishes which were cracked during the year. A French friend of mine told me an interesting story about this day. He just arrived in Tehran a couple of days before this special day. He was inside his hotel (Azadi hotel, which is a high tower in the north of Tehran) and stayed stuck to the window all the night. He heard fire crackers, saw many little fires on the streets and believed that it was a beginning of civil war. This little story is a good illustration of Camus’s citation that I put on the beginning of my blog “We always have exaggerated ideas about something that we don’t know”. Perhaps unfortunately more about Iran…
Repost 0
14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 11:36

Ce jeudi 8 mars était célébrée la journée internationale de la femme. Dans la même journée, nous sommes tombés sur ces deux photos. La première est une affiche de l’événement diffusée par la Mairie de Paris (voir ci-dessous) Elle représente des photos ou des peintures de femmes à travers le monde. La seconde (à gauche) a été diffusée dans différents sites iraniens. Elle représente quelques unes des 50 femmes qui ont été arrêtées le 6 mars à Téhéran pour avoir osé manifester et demander la libération de dissidentes en prison. 47 d’entres elles ont été relâchées le surlendemain. Le 8 mars, de nouveau 7 femmes ont été violement arrêtées lors d’une manifestation.

 En Iran, peut être plus qu’ailleurs, cette journée a une connotation un peu plus politique. Une amie iranienne me répondit un jour à la question naïve « qu’est ce qu’une femme peut et ne peut pas faire en Iran ? » par ceci : « le plus simple est de considérer qu’une femme n’a aucun droit. Par la suite, tu peux commencer à lister quelques droits sous certaines conditions ». C’est malheureusement une bonne approche pour comprendre la législation iranienne.

 

in english please
Last Thursday 8th March was celebrated the International Women’s Day. In the same day, we were hitting upon these two pictures. The first one is a poster from Paris council. It’s made of many pictures and drawings of women from different countries. The second one was diffused in many Iranian internet sites. It’s made of pictures of 23 from 50 women who were arrested on 6th March in Tehran because they dared to demonstrate and ask freedom for dissident women in jail. Main of them were released a couple of days later except three. On 8th of March seven others women were arrested during a demonstration. In Iran, perhaps more than in others countries, this day is a special political day. An Iranian woman friend told me one time when I asked her this naïve question “What an Iranian woman can or can’t do in Iran?” with this answer: “It’s simple to say that Iranian female hasn’t right in Iran. Next, you could begin to make a list of things that Iranian female can do, under some conditions”. It’s unfortunately the right view to understand Iranian laws!
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 16:16

Bon, si vous avez déjà joué à Civilisation et si vous ne preniez pas systématiquement les américains pour être sur de gagner, vous devez savoir que la garde d’élite perse était appelée les immortels à l’époque des Achéménides (Cyrus, Darius and co). Cette garde était constituée de 10 000 hommes, chiffre perpétuellement maintenu. C’est à dire que lorsque l’un d’entre eux mourait, il était immédiatement remplacé par une autre recrue. Rien de magique donc dans cette dénomination, rien que de l’arithmétique.

in english please
If you already played to the computer game Civilization and if you didn’t used to choose American civilization to be sure to win, you have to know that Persian infantryman was called Immortals in times of Cyrus, Darius and co. This guard is composed of 10 000 soldiers and they kept this number all the time. It means that as soon as one of them died, he was substituted by a new one. So, nothing magical, it’s only arithmetic!
Repost 0
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 15:12

Emmanuel Presselin et Aline Deforge, deux jeunes réalisateurs indépendants français ont réalisé ce documentaire sur l’Iran lors d’un séjour de 5 mois en milieu d’année dernière. Leur volonté, tout comme la notre avec ce blog, est de casser quelques sombres clichés que nombre d’occidentaux ont sur ce pays. Et c’est réussi ! Le reportage est frais, rythmé, bien documenté et permet en une petite heure d’appréhender les différentes facettes de la société téhéranaise. Il donne la parole aux iraniens sur des sujets quotidiens tels que l’argent, la réussite, les relations amoureuses, la vision de l’occident, la pratique personnelle de la religion. Le seul petit reproche que nous avons trouvé à ce reportage (et c’est un tout petit reproche), est qu’il ne donne peut être pas assez la parole à cette grande majorité d’iraniens dont les principales préoccupations et motivations, avant d’être religieuse (ou antireligieuse), politique (ou antipolitique), est tout simplement de vivre, de se donner les moyens matériels suffisants pour vivre, ni plus, ni moins.

Prenez une heure pour voyager à Téhéran en image avec ce très bon documentaire en ligne :

http://epresselin.free.fr/DocuIran.html

Pour les anglophones, je vous ai également trouvé ce documentaire intéressant d’Omaar Rageh pour la BBC :

http://video.google.com/videoplay?docid=4679426685869498072

in english please
Emmanuel Presselin and Aline Deforge, two young freelance French directors made this documentary about Iran after a 5 months trip in Tehran last year. Their wishes, as ours in our blog, were to break conventional ideas that many western citizens have about Iran. Well done! This documentary is fresh, with rhythm, well-documented. It’s possible in less than one hour to grasp different sides of Iranian society. They gave the floor to many Iranians about ordinary subjects as money, personal success, love relationships, vision of Western countries, religion. The only little bad thing for you is that it’s in French. Anyway, try to enjoy a one hour trip in Tehran (in French) with this documentary on line. For English, I also found this documentary from Omaar Rageh for BBC.
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 16:54

Cela en faisait rêver plus d’un, ils l’ont fait ! A la croisée de la publicité TV pour la 407 ou du déodorant pour homme Axe, les autorités iraniennes ont décidé de convertir une petite île du lac d’Orumiyeh (nord ouest du pays)  en zone exclusivement réservée aux femmes. Les femmes pourront alors se balader non voilées et pourront se baigner en maillot de bain (ce qui est interdit sur les autres plages du pays). Une sorte de paradis sur terre, pour homme, malheureusement inaccessible.

in english please
You dreamed it, they made it! It’s between the TV commercials of Peugeot 407 and deodorant Axe (two French TV ads). Iranian government decided to dedicate one little island in Orumiyeh lake (North West of Iran) for women. This island will be forbidden for men. In this island, women could be outside without scarf and swim with bikini (that it’s forbidden in others Iranian beaches). A kind of paradise on the earth (for men), unfortunately inaccessible!
Repost 0
28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 13:09

Qom, qui se prononce « Rome », est la ville des Mollahs !

Etonnant, non ?

Repost 0
26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 16:29

Le magazine américain Parade diffuse annuellement un classement des pires dictateurs du monde. Cette année, le guide suprême de la République Islamique d’Iran, Ali Khamenei, est classé troisième. Il arrive juste derrière les renommés et intouchables Omar Al-Bashir du Soudan et le coréen Kim Jong-il. Rien que du beau linge. Bon, il faut préciser que Parade est un magazine américain (distribué tous les dimanches en supplément de nombreux journaux) qui aime le sensationnel. On peut donc émettre l’hypothèse qu’l y ait un petit parti pris.

Mais ce qui est intéressant, c’est qu'un site internet officiel de la République Iranienne ilna.ir diffuse également l’article … en omettant juste de préciser la nomination de Khamenei ! Un petit oubli …

http://www.ilna.ir/shownews.asp?code=396130&code1=6

in english please
The American magazine Parade diffuses every year the ranking of worst world’s dictators. This year, the Supreme leader of Iran, Ali Khamenei, arrives in third position. He‘s just behind well-known and inaccessible Omar Al-Bashir from Sudan and the Korean Kim Jong-il. So, to make it clear, Parade is an American rag added to Sundays’ newspaper; It’s possible to think that there is preconception. Anyway, the interesting point of this story is that the internet site of Iranian republic, ilna.ir spreads this article … but they forgot the name of Khamenei !
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article
22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 12:33

Il est possible de voir des films américains sur les chaines d’état iraniennes. Les films sont évidemment choisis (de préférence montrant les USA sous un jour négatif) et préalablement censurés (toutes les scènes jugées islamiquement non correctes sont supprimées ou bien la traduction est modifiée). Par exemple, en janvier, sur la chaine IRIB 4, vous pouviez apprécier la petite perle suivante : un trappeur racontant à un autre trappeur une histoire de sexe avec une prostituée (ce que l’on comprend en lisant les sous-titres en anglais) mais qui devient en farsi une histoire de chasse à l’ours au petit matin. Merci Abbas pour cette perle.

http://video.google.com/videoplay?docid=-4985290360044388453

 

 

in english please
It’s possible to watch American movies on Iranian TV. Of course, they choose them and anyway, they cut scenes or sometimes change the translation. For example, in January on IRIB 4, it was possible to catch this wonderful gem: when a man talking about his sex with a whore (according to subtitles in English) in Persian translation that you here we here that he talks about hunting a bear in the morning!! Thanks Abbas for this gem!
Repost 0
Published by Fabor - dans Société
commenter cet article