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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 15:10
Depuis plusieurs centaines d’années, les Bakhtiari partagent leur vie entre deux lieux : en hiver dans les chaudes plaines du Khuzistan et en été dans les montagnes de Zagros (à l’ouest d’Esfahan). Ils vivaient auparavant en complète autarcie. Ils vendent maintenant leur artisanat (tissage de tapis, de sacs …) et quelques produits laitiers à Esfahan.

11-femmes-dans-tente-2.jpg
Vous pouvez voir d'autres clichés dans l'album photos: L'Ouest de l'Iran.
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 00:00

04-moutons-du-muppet-show.jpg

Je pensais auparavant que tous les moutons se ressemblaient … jusqu’au jour ou j’ai croisé ces moutons dans les montagnes du centre-ouest de l’Iran … qui semblent tout droit sortis du muppet show !
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 00:00

Le site de Hasanlu (dans la province de l’Azerbaïdjan oriental d’Iran) est quasiment introuvable. Il nous a fallu presque une journée entière à se promener autour, en demandant aux locaux que l’on croisait (qui parlent azéri et non pas farsi – oubliez l’anglais et le français) ou cela se trouvait. Oubliez aussi les panneaux. Le site est impressionnant mais n’est malheureusement pas mis en valeur. Il est en bordure d’un petit village, au milieu de champs. L’herbe pousse sur les ruines. Les gamins jouent dedans. Pour voir les plus belles pièces découvertes sur place (dont le célèbre vase d’or), mieux vaut aller au Louvre ou au musée national à Téhéran. Des habitants y vivaient en continu du sixième au premier millénaire avant JC.

 

Il nous est arrivé une anecdote étonnante sur place. Nous avions pris un vieux couple et une petite fille d’une douzaine d’année en stop sur les petites routes en terre de la région. Ils s’étaient proposés à nous indiquer le chemin pour trouver le site d’Hasanlu. Nous étions partis depuis quelques minutes lorsque je fus surpris de voir le visage de la gamine dans le rétro intérieur de notre belle 206 téhéranaise. Elle était blanche, grimaçait et quelques larmes coulaient sur son visage. Nous demandâmes à ses grands parents qui étaient resté muets ce qu’il se passait et nous apprîmes, seulement après plusieurs minutes, qu’elle avait en fait un doigt bloqué dans la portière. Je m’arrêtai aussitôt pour sortir, ouvrir la portière arrière et libérer ses doigts. Les grands parents s’excusèrent de nous avoir importunés… Les grands parents refusant toute aide, nous ne pûmes que vérifier que la gamine n’avait rien de cassé ; sa grand-mère nous répétant que ce n’était rien, qu’elle en verrait d’autres dans sa vie et que c’était une bonne petite fille qui ne pleurait pas pour un rien ! Nous restâmes abasourdi par cet exemple, qui nous faisait voir le grand écart entre des gamins nés en ville (à Paris ou à Téhéran d’ailleurs), et ceux né dans cette campagne iranienne…

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 00:00

La Paykan (qui veut dire « la flèche » en farsi) fait partie intégrante du paysage iranien. Elle doit représenter plus de la moitié du parc automobile du pays. Dérivée de la Hillman Hunter (voiture britannique des années 60), elle fait son apparition en Iran dans la seconde moitié des années 70 et n’est plus fabriquées en Iran que depuis 2005. De nombreuses blagues circulent ici sur cette voiture mythique qui valent nos blagues sur les deuches, en un peu moins absurdes…

Je vous laisse savourer :

 

Q. What do you call Paykan passengers? A. Shock absorbers.

Q. How do you make a Paykan go faster downhill? A. Turn off the engine.

Q. How do you double the value of a Paykan? A. Fill up the gas tank.

Q. Why do Paykans come with heated rear windows? A. To keep your hands warm while you're pushing them.

Q. What is found on the last 2 pages of every Paykan owner's manual? A. The bus schedule.

Q. How do you make a Paykan accelerate 0 - 60 mph in less than 60 seconds ? A. Push it off a cliff.

… and so on.

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 00:00
AA-Orumiyeh-lac-3.JPG

A l’extrême ouest de l’Iran, le lac d’ORUMYEH est le plus grand lac d’Iran (plus de 6000 km2) : bleu turquoise, salinité plus élevée qu’en mer (qui peut atteindre jusqu'à 25% en été!) et parsemé d'une cventaine d'îles. Si vous avez de la chance, vous pourrez y voir quelques pélicans, des flamands roses … Juste un petit conseil avisé : si vous êtes en voiture, hésitez à deux fois avant de décider de traverser le lac en son milieu. Des bateaux vétustes vous offrent la traversée pour trois fois rien mais il vous faudra peut être attendre de nombreuses heures avant de pouvoir embarquer (pour nous ce fut 5 heures, en plein cagnard). Contourner le lac peut être une alternative plus intéressante.

 

 La ville d’ORUMYEH est impressionnante pour son métissage. Ici, chrétien, musulman chiite, musulman sunnite, kurde, turc, arménien, assyrien et perse cohabitent en harmonie… alors qu’à quelques kilomètres de là, à Bagdad, les sunnites et les chiites s’entretuent suite à la croisade américaine. La ville vaut également par son bazar : on y trouve de tout comme dans tout bazar iranien mais plus spécifiquement du concentré de tomates, de la laine de mouton vendu brut, des slips découpés dans le drapeau américain. Quelques échoppes dans un coin du bazar travaillent le fer comme dans l’ancien temps : Voir l’article

Participation à un mariage entre deux amis de familles kurde et azéri. Cela danse frénétiquement toute la soirée. Un bar avec alcool frelaté de fabrication maison se tient à l’écart. J’y suis convié pour déguster un petit whisky. Je tente tant bien que mal d’éviter d’y retourner lorsque l’alcool maison frelaté appelé vodka servit dans un jerrican plastique de quinzaine de litres est servi !

Il y a également des ruines impressionnantes à Hasanlu, site archéologique qui aurait été habité en plusieurs périodes, la première commençant au sixième millénaire avant JC. Vraiment difficile à trouver car aucun panneau ne vous aide. Il suffit de demander à un passant à chaque intersection, si vous avez la chance d’en voir un passer et si vous arrivez à communiquer en azéri.

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 00:00

traverser-une-rue-a-teheran.jpg

Traverser une rue à Téhéran est un sport à part entière. Piétons, deux roues, voitures, bus et camions offrent quotidiennement un ballet impressionnant. D’autant plus impressionnant lorsque vous êtes un piéton. En tant que français, on met énormément de temps avant de pouvoir se lancer comme un grand. Pendant six mois, je me mettais juste derrière un iranien pour pouvoir traverser certains grands boulevards…

Voila un peu ce que cela peut donner. C’est pire que GTA2 !  lancez vous !

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 00:00

Minab-Femme-avec-un-borqe.JPG

Dans le sud-est de l’Iran et principalement à Minab, vous pouvez croiser des femmes portant un curieux masque. Une bande de tissu rigide masque l’intégralité du visage avec une partie perpendiculaire au niveau du nez. Pour en avoir essayé un sur le marché de Minab (qui, d’ailleurs, mérite d’y faire un détour), je peux vous dire que cela donne chaud et que l’on ne voit plus très bien. Des ethnologues font remonter cette « mode » à l’époque lointaine ou les portugais avaient investi la région. Les femmes des colons se protégeaient le visage du soleil avec un masque de tissus similaire. Il faut dire qu’à l’époque, la mode était à la peau blanche et que le soleil du sud de l’Iran peut très rapidement bruler même une peau basanée. Des raisons esthétiques mais également religieuses ont poussé les femmes autochtones – il faut lire « ont été poussées par les hommes » - à adopter cette mode.

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 16:44

 

ouaturesdeface.jpg

Se balader à Téhéran en voiture donne parfois la curieuse impression d'être plongé dans le jeu vidéo Driver ! La circulation est des plus chaotiques et la façon iranienne de conduire possède ses propres règles, assez éloignées de celles du code de la route international. Tout est possible en ville. Par exemple, la marche arrière ou conduire en sens opposé sur l'autoroute, dans les virages inclus, est possible. Il est tout de même préférable d'utiliser ses warnings, si vous en avez. De plus vous croisez de très vieilles voitures dont beaucoup de vieilles américaines. Le jeu reste des plus dangereux. Les sensations sont par contre toujours au rendez vous.

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 16:02

 

AAA-Fruits-secs.JPG

A Téhéran, le fond de l’air est sec (qui a dit lahiho, lahiho ?). Par exemple, si vous laissez des fruits sur la table, en une semaine ils deviennent secs. Ci-dessus, une petite expérience que j’ai faite avec des citrons !

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 14:39

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L’intérêt majeur de la plupart des iraniens pour ces deux iles est la multitude de centres commerciaux qu’elles recèlent. L’état iranien en a fait deux zones franches ou vous pouvez trouver de tout à prix détaxés. Cela ressemble de ce point de vue à notre petite Andorre ou les vacanciers de passage tentent tant bien que mal de remplir le coffre de leur voiture. L’ile de Kish a également un autre attrait de taille pour la jeunesse dorée iranienne. Il y souffle un petit vent de liberté, qui fait tomber quelques voiles, qui poussent les jeunes couples à se promener main dans la main en pleine rue. Vous pouvez également assister à des concerts live dans les restaurants (ce qui n’est pas possible à Téhéran).
 
Mais en s’éloignant des artères commerçantes, vous pouvez aller à la découverte d’une multitude de surprises : sur l’ile de Qeshm, un petit chantier naval (à même la plage) ou sont fabriqués des dhow (appelé lendge en farsi) que vous voyez en mer (ce sont de gros bateaux de transport qui ressemblent à des bateaux de pirates). Il faut, nous a t-on dit, trois ans à une dizaine d’hommes pour en fabriquer un. Si vous avez de la chance, venez participer à la fête organisée au lancement d’un nouveau bateau en mer. Mais vous pouvez également croiser des tortues géantes qui viennent pondre sur la plage en septembre, des grottes multi centenaires creusées dans la montagne pour prier à l’abri du soleil, le somptueux petit village de Laft, une vaste mangrove que vous pouvez explorer en bateau et qui vous permettra de voir, si vous êtes chanceux, des hérons et de curieux petits animaux, mi lézard, mi poisson, avançant à la fois sur terre ou dans l’eau avec ses petites pattes avant et sa queue. Vous pourrez également croiser sur la route des chameaux, voir sur la côte ou plus loin en mer une ribambelle de poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs (allez voir), des troupeaux de biquettes agglutinées sous un arbre pour rechercher un peu d’ombre, de vieux réservoirs d’eau coniques, des arbres multi centenaires, des plages de rêve. Spécifiquement à Kish, allez-vous promener sur les ruines d‘un des trois villages qui peuplaient l‘ile avant l’arrivée des touristes. L’ile était mondialement réputée pour ses perles, depuis que Marco Polo apprit à la cour de Chine que les plus belles perles qu’il n’avait jamais vues venaient de cette ile. Vous pouvez venir directement sur Kish en avion (les occidentaux n’ont même pas besoin de visa pour un séjour d’une durée inférieure à 15 jours), mais je ne peux que vous conseiller de faire la traversée en petit bateau pour les sensations ou en lendge si vous privilégiez la ballade romantique.
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