Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 16:49

On dit qu’en Iran, on peut avoir les quatre saisons de l’année à tout moment. Ce mois ci, il faisait environ 35°C (et malheureusement avec 40% d’humidité) sur la côte sud de l’Iran.

Au même instant, des trombes d’eau provoquaient des inondations du côté d’Ispahan.

A Téhéran, on pouvait savourer un temps automnal.

Une tempête de neige barrait la route menant de Téhéran à Chalous (au Nord de l’Iran).

A Yazd, le climat était printanier.

in english please

We say that it’s possible to find every times four seasons in Iran. In mid of April, there was 35°C (and unfortunately 40% of humidity) on the Persian Golf coast in the south of Iran. In the same time, waterspout created water overflowing in Isfahan. In Tehran, it was possible to enjoy autumn weather. A snow storm blocked the road between Tehran and Chalous (in the North). In Yazd, it was spring weather.
Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 10:33

De retour d’une ballade d’une semaine sur la cote sud d’Iran, de Busher jusqu’a Minab, en passant par Bandar Abbas, Bandar Chark, les iles d’Ormuz, de Kish et Qeshm. J’ai posté quelques photos que vous pouvez trouver dans l’album Sud de l’Iran. Chaleur humide, encore supportable en ce mois d’avril, grande étendue aride parsemée de quelques curieux arbustes, quelques villes ou villages portuaires remplie de dattiers, des réservoirs à eau de forme conique (permettant de récolter l’eau de pluie), des mosquées à un seul minaret (signe de la présence sunnite), des hommes en djellaba blanche (signe de la présence arabe), de petites montagnes ocres, un champs gazier dégageant une curieuse impression d’enfer, quelques oasis remplis de dattiers et de palmiers, des champs de tomates (non grimpante), des plages d’eau cristalline…

Plus à l’est de Minab, près de la frontière avec le Pakistan, la région est réputée pour ses trafiquants traversant la frontière pakistano iranienne en voiture à toute vitesse à travers le désert. Nous n’y sommes pas allés. Plus à l’ouest de Busher, près de la frontière irakienne, la région est récemment devenue fameuse pour ses marins anglais qui offrent l’opportunité à l’Angleterre et l’Iran de s’humilier par des échanges dignes de la cour de récréation d’une école de maternelle. Nous n’y sommes pas allés non plus.

Partager cet article
Repost0
8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 11:52

Dans le bazar d’Orumiyeh, vous pouvez découvrir une allée venue d’un autre temps. Chaque petite échoppe de cette allée est un petit atelier de travail du métal. Four, enclume, marteau et sueur : tous les ingrédients sont réunis pour pouvoir réparer n’importe quelle pièce métallique. Il paraîtrait que l’on peut en voir dans des bazars d’autres villes iraniennes. Je ne l’ai vu que dans celui d’Orumiyeh

 

 

 

in english please
In the bazaar of Orumiyeh, you may discover in a little corridor came from the old time, many little metallurgy workshops. Oven, anvil, hammer and sweat: key ingredients to repair all kind of metallic parts. It seems that it’s possible to see the same things in some other Iranian bazaars. Me I saw it only in Orumiyeh.
Partager cet article
Repost0
4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 16:56

Ce mois-ci, le transport de poussins. Je ne sais pas par quel miracle, trois d’entre eux ont réussi à s’échapper de leur caisse. Vous n’en voyez que deux sur la photo car le troisième avait décidé de faire le grand saut juste avant que l’on ne prenne la photo. J’ai réussi à l’éviter de justesse. Je ne crois malheureusement pas que le gros camion qui me suivait en ai fait autant. Ce sont les risques de la liberté.

in english please
This month: transportation of chicks. I don’t know how but three of them succeed to escape to their boxes. You can see only two on the pictures because the third one decided to jump on the road just before. I avoided it by a hair’s breadth. But I’m not sure that the big truck which followed me did it also. It’s risk of liberty!
Partager cet article
Repost0
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 17:37

Le dernier mardi de l’année iranienne (de mars à mars dans le calendrier grégorien) est célébré en Iran la fête du Feu – tchãhar chanbé soury pour les puristes, résurgence de la Perse millénaire. Dans les rues sont allumés des brasiers par-dessus lesquels les jeunes bondissent en criant  « Donne-moi ta vivante couleur rouge et prends ma pale couleur orange ». Pétards, feux d’artifice, les gamins parfois voilés d’un tchador noir parcourent les rues en frappant sur des casseroles et vont de porte en porte pour recevoir des friandises, certains artistes se déguisent en noir vêtus du hadji firouz, habit aux couleurs très vives, chantent, dansent dans les rues pour annoncer l’arrivée prochaine de la nouvelle année. On brise dehors les pots en verre ou en céramique qui ont été fêlés durant l’année et que l’on a gardés précieusement pour ce jour.

Un ami français dont je tairais le nom m’a confié une anecdote amusante à ce sujet. Il venait juste d’arriver à Téhéran le jour de cette fête avant d’entamer une expatriation de plus de trois ans. Il se trouvait dans une chambre de l’hôtel Azadi (grande tour qui domine la ville dans le nord de Téhéran)  et resta toute la soirée scotché à la vitre. Il entendait des pétards, voyait s’allumer en pleine rue de nombreux petits feux et pensait s’être retrouvé en plein milieu d’une révolution, en pleine guérilla urbaine. Cette anecdote est une belle illustration de la citation de Camus que j’ai postée au début de mon blog « On se fait toujours des idées exagérées de ce que l'on ne connaît pas ». Peut être malheureusement encore plus sur l’Iran.

 

in english please
The last Tuesday of the Iranian year is celebrated the fire celebration or “tchãhar chanbé soury”, resurgence of old Persian celebration. People light fire on the street, young are jumping over it and shouting “Give me your red and live color and take my pale orange”. Firecrackers, fireworks, kids, sometimes wearing black chador, are going door to door to ask candies, hitting pans. You can smash on the street glass or ceramic dishes which were cracked during the year. A French friend of mine told me an interesting story about this day. He just arrived in Tehran a couple of days before this special day. He was inside his hotel (Azadi hotel, which is a high tower in the north of Tehran) and stayed stuck to the window all the night. He heard fire crackers, saw many little fires on the streets and believed that it was a beginning of civil war. This little story is a good illustration of Camus’s citation that I put on the beginning of my blog “We always have exaggerated ideas about something that we don’t know”. Perhaps unfortunately more about Iran…
Partager cet article
Repost0
10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 16:16

Bon, si vous avez déjà joué à Civilisation et si vous ne preniez pas systématiquement les américains pour être sur de gagner, vous devez savoir que la garde d’élite perse était appelée les immortels à l’époque des Achéménides (Cyrus, Darius and co). Cette garde était constituée de 10 000 hommes, chiffre perpétuellement maintenu. C’est à dire que lorsque l’un d’entre eux mourait, il était immédiatement remplacé par une autre recrue. Rien de magique donc dans cette dénomination, rien que de l’arithmétique.

in english please
If you already played to the computer game Civilization and if you didn’t used to choose American civilization to be sure to win, you have to know that Persian infantryman was called Immortals in times of Cyrus, Darius and co. This guard is composed of 10 000 soldiers and they kept this number all the time. It means that as soon as one of them died, he was substituted by a new one. So, nothing magical, it’s only arithmetic!
Partager cet article
Repost0
2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 16:54

Cela en faisait rêver plus d’un, ils l’ont fait ! A la croisée de la publicité TV pour la 407 ou du déodorant pour homme Axe, les autorités iraniennes ont décidé de convertir une petite île du lac d’Orumiyeh (nord ouest du pays)  en zone exclusivement réservée aux femmes. Les femmes pourront alors se balader non voilées et pourront se baigner en maillot de bain (ce qui est interdit sur les autres plages du pays). Une sorte de paradis sur terre, pour homme, malheureusement inaccessible.

in english please
You dreamed it, they made it! It’s between the TV commercials of Peugeot 407 and deodorant Axe (two French TV ads). Iranian government decided to dedicate one little island in Orumiyeh lake (North West of Iran) for women. This island will be forbidden for men. In this island, women could be outside without scarf and swim with bikini (that it’s forbidden in others Iranian beaches). A kind of paradise on the earth (for men), unfortunately inaccessible!
Partager cet article
Repost0
28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 13:09

Qom, qui se prononce « Rome », est la ville des Mollahs !

Etonnant, non ?

Partager cet article
Repost0
11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 13:41

Le transport iranien du mois: le recyclage des cagettes.

Partager cet article
Repost0
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 20:57

 Ce petit village situé dans la province d’Azerbaïdjan oriental au nord-ouest de l’Iran est un incontournable si vous voulez réellement découvrir l’Iran. Kandovan est un des seuls villages troglodytes du monde (avec la Cappadoce en Turquie). Sur le flanc d’une colline, les habitants ont construit leurs maisons à l’intérieur de cônes de roche volcanique. C’est à l’époque de l’invasion Mongol (vers 1200) que les locaux ont été obligés de se cacher dans quelques grottes creusées naturellement dans la roche. Puis, petit à petit, ils y ont créé un véritable village avec des maisons de plusieurs pièces. Quand je dis petit à petit, c’est un euphémisme car il faut environ deux ans à un seul homme pour creuser une petite maison de deux pièces. Une petite rivière coule au bas du village, le reste des collines avoisinantes est recouvert d’herbe grasse. Tout est réuni pour faire de l’endroit un lieu idéal pour s’installer définitivement. De nos jours y vivent encore environ 600 personnes. Ils vivent en quasi-autarcie (élevage, agriculture … et maintenant tourisme).

Quelques kilomètres avant l’entrée du village, il semblerait que des locaux se soient installés également dans un réseau de grottes souterraines il y a 2000 ans de ça.

Vous pouvez voir plus de photos de ce merveilleux petit village dans l’album photo « Ouest de l’Iran ».

 

in english please
This little village on Azerbaijan province in the north-west of Iran is an absolute must if you want to go to see Iran. Kandovan is one of the only troglodyte villages in the world (with Cappadocia in Turkey). On the slope of hill, inhabitants build theirs houses inside cone of volcanic rock. During the time of Mongol invasion (about 1200) that inhabitants had to hide themselves on this place. Step by step, they created a complete village with houses dug in on the rock. When I say step by step, it’s an euphemism because they need about two years for one man to make one little two rooms house. A small river passes through the valley, hills around are green. It’s a perfect place to live. Nowadays, 600 inhabitants live as self-sufficient community (animal husbandry, agriculture … and now tourism). A few miles before the village, it seems that local people settled down in a network of underground caves two thousand years ago. You can see more pictures of this wonderful village on pictures album “Ouest de l’Iran”.
Partager cet article
Repost0