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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 13:58

Film culte de la jeunesse iranienne, « Marmoulak » – c'est-à-dire « Le lézard » - du très populaire Kamal TABRIZI, est sorti en salle en 2004, puis interdit un mois après sa sortie. Il a réussi en un mois à exploser le box office et devenir le plus gros succès cinématographique de tous les temps en Iran. C’est l’histoire d’un cambrioleur, appelé le lézard, qui est capable d’escalader facilement n’importe quel mur pour commettre ses méfaits. Il se fait arrêter dès le début du film et s’évade, déguisé en Mollah. Il se retrouve dans une petite ville frontalière par laquelle il veut s’enfuir du pays et est pris d’adoption par un quartier de la ville qui le prenne pour un « mollah » de campagne. S’ensuit une série de quiproquo, de prêches sans langue de bois et de gags quelques peu irrévérencieux à l’encontre de la fonction cléricale. A la fin du film, Marmoulak finit adulé par les habitants de la petite ville ou il s’installe grâce à l’humanité de son action et de son discours …. A méditer ! Marmoulak est devenu un qualificatif usuel en Iran pour les Mollahs. Ce film est à des années lumières des films des réalisateurs iraniens généralement vus (et primés) en Europe : rythmé, frais, humaniste et avec énormément d’humour. Un régal.

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 15:58

En apprenant qu’il va bientôt perdre la vue, un expatrié iranien vivant à Paris décide de retourner à Téhéran après 20 ans d’exil. Il retrouve un père mourant, un jeune frère distant et est brutalement confronté à son passé politique et amoureux. Le film est malheureusement lent, très lent. Une succession de plans fixes parsemés de quelques ennuyeux travellings avant. Les personnages parlent peu, fument beaucoup. A croire qu’ils s’ennuient aussi. Sepideh FARSI était photographe avant d’être cinéaste et l’intérêt du film tient uniquement à sa photographie. Une succession de magnifiques photos ne fait malheureusement pas un film.

in english please
An Iranian expatriate living in Paris discovers that he will become quickly blind and decides to go back to Tehran after twenty years. He finds a dying father, a distant brother and he suddenly faces his love and politic past. Unfortunately, the movie is slow, too slow. An endless succession of static shots with some boring tracking in. Characters don’t speak a lot, smoke too much. Perhaps they get bored too. Sepideh FARSI was photographer before to be movie maker and the interest of this movie is mainly its photograph. Unfortunately, series of wonderful pictures don’t make a good movie.
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 17:49

Après ses très sombres précédents films, « le cercle » sur la condition féminine et « sang et or », drame social, Jafar Panahi revient au ton qui lui a donné ses premiers succès (principalement en série TV), la comédie. Il existe néanmoins un point commun entre ces trois films : ce sont des produits d’exportation avec aucune volonté, même si l’auteur s’en défend, d’être diffusé en Iran.

Le sujet : plusieurs jeunes femmes tentent de pénétrer dans le stade de Téhéran pour voir le dernier match de football de la sélection iranienne lors des qualificatifs au mondial 2006. Une loi leur interdit l’accès au stade. Quelques une d’entre elles essaient tout de même d’y aller, se font arrêter et sont parquées dans un petit enclos à proximité du stade. S’ensuit des discussions et des situations surréalistes (mais malheureusement bien réelles en Iran). Il leur est interdit de rentrer dans le stade pour leur éviter la promiscuité avec les hommes (alors que cette promiscuité est autorisée dans les cinémas, les trains couchettes) et pour leur éviter d’entendre les jurons des hommes ! C’est uniquement pour les protéger, comme le tchador d’ailleurs ! La comédie est certainement le meilleur vecteur pour décrire l’absurdité de ces lois.

Une bonne vielle unité de lieu, d’actions et de temps, un scénario simplissime et au final, un film frais qui respire la vie à mille années lumières de certains scénarii alambiqués des productions occidentales actuelles (cf Babel par exemple pour n’en citer qu’un seul, le dernier que nous avons vu).

Lors de la soirée du match Iran - Bahreïn, je me rappelle que je savourais un rôti - gratin dauphinois (cuisiné par une dauphinoise) arrosé d’un petit vin local (produit artisanalement et en cachette) dans les hauteurs de Téhéran. Le précédent match a Téhéran (Iran – Japon) avait fait plusieurs victimes (morts écrasés par des mouvements de foule). Cela m’avait dissuadé d’y aller. Ma douce était au mariage d’une de ses cousines. Nous nous sommes retrouvés tous les deux coincés dans les mêmes bouchons au milieu de la nuit. Les gens dansaient, chantaient dans les rues (ce qui est interdit par le régime) et les flics se limitaient à tenter de gérer l’ingérable.

in english please
After his two previous dark movies, “the circle” about woman condition and “blood and gold”, social drama, Jafar PANAHI is coming back with a comic movie as his first success (serials on Iranian TV). Nevertheless, these tree movies have a common point: there are products for exportation without willing to distribute them in Iran, even if Jafar Panahi is denying it. The subject: several young women tried to go inside Tehran stadium to watch the last football match of Iran during Football World Cup Qualification tournament on 2006. A law bans women from stadium. Some of them tried to go inside, are arrested and were herded into a little enclosure close to the stadium. It results from this some surrealistic discussions (between them and their jailers) and situations, but unfortunately really real in Iran. They have been banned from stadium in to avoid to be close to men in crowd (even if it’s authorized in cinema and couchette train) and to shield them from men swearwords! Comedy is most probably the best manner to describe the absurdity of these laws! A simple place, actions and time units, a simple scenario and at the end a really fresh movie very far from some new overcomplicated Hollywood scenario (for example, Babel, the last one that I saw). During the night of Iran – Bahrain, I remember that I was savoring roast beef, “gratin dauphinois” with a little glass of local wine in the north of Tehran. There were many dead during the previous match (Iran – Japan) and it persuaded me not to go to the stadium. My love was in the wedding of one of her cousin. We were both in the middle of the night in the traffic in Tehran. People were dancing, singing on the streets (which is forbidden) and cops tried only to manage the mess.
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Published by Fabor - dans Cinéma iranien
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