Jeudi 26 avril 2012
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Un bijou à voir absolument si cela n’est pas déjà fait, à plusieurs, et à en
discuter par la suite. Faites l’exercice. Chacun y aura vu un film différent. Chacun aura un avis tranché mais foncièrement opposé ; vous aurez tous tord et en même temps peut être raison.
Vous aurez eu votre propre lecture en fonction de vos propres critères ou peut être vos préoccupations du moment.
Asghar Farhadi nous livre une nouvelle fois un film d’une richesse infinie à partir
d’une histoire simple, sur la difficulté et la complexité de nos vies : il n’est pas simple de vouloir faire le bien, la vie de couple na va pas de soi, il est difficile d’être père, d’être
mère, il est difficile de voir son père décliner, et ce, en Iran ou ailleurs. Rien que le titre peut procurer un vif débat : s’agit-il du divorce, de la perte de confiance entre un père
et sa fille, d’une rupture entre deux classes sociales, d’entre modernité et tradition, de la perte d’un bébé pas encore né… il s’agit peut-être un peu de tout ça.
Publié dans : Cinéma iranien
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Mardi 30 mars 2010
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Une écriture épurée, d’une sobriété non habituelle dans la littérature persane. De très courtes histoires de femmes, de petits instants de la vie
quotidienne. Et pourtant se dégage de ces récits une réelle poésie, un hymne à la vie.
Sont également publiés aussi chez Zulma, « Le goût âpre des
kakis », « Un jour avant Pâques », « On s’y fera »
Samedi 27 mars 2010
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"La perse est le pays du merveilleux; ce mot me fit songer. Chez nous , le "merveilleux" serait plutôt
l'exceptionnel qui arrange; il est utilitaire, ou au moins édifiant. Ici, il peut naître aussi bien d'un oubli, d'un péché, d'une catastrophe qui, en rompant le train des habitudes, offre à la
vie un champ inattendu pour déployer ses fastes sous des yeux toujours prêts à s'en réjouir."
Nicolas Bouvier séjourne plusieurs mois en Iran (à Tabriz, à Téhéran) en 1953. L'usage du
monde est une véritable invitation au voyage, et de la grande littérature.
Samedi 11 avril 2009
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Samedi 21 février 2009
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En concert le Mardi de 31 Mars 2009 Ã 20h30 au Salle ADYAR, 75007 Paris.
Lors d'une improvisation, le musicien iranien, comme tous ceux qui pratiquent cette
forme de création est tenu de respecter l'esprit du "radif", ce répertoire transmis "de poitrine à poitrine", le sentiment modal, une certaine "logique" dans la montée de l'émotion, de sa
naissance fragile à sa mutation ou à sa dilution imperceptible, en passant par son épanouissement, voir ses "pics".
Autant dire que l'improvisation digne de ce nom n'est pas donnée au premier musicien venu. Surtout si, comme c'est le cas avec Hossein Alizâdeh et Madjid Khaladj, les musiciens improvisent en
duo, sans avoir rien décidé à l'avance, sans filet en quelque sorte. Ils en sont capables, on le sait depuis qu'on les écoute jouer ensemble en concert ou sur de prestigieux disques. Maîtrise
technique mais jamais montrée comme telle, connaissance approfondie de la musique persane, sens inné de l'ornementation, inspiration permanente, ils partagent la même conception de la musique, la
même démarche personnelle, méditative, quasi mystique.
Cela explique cette parfaite communion qui saute à l'oreille, même occidentale, cette magie musicale où l'on ne sait plus qui, de la mélodie ou du rythme, induit et entraîne l'autre.
Lors de ce concert exceptionnel, Hossein Alizadeh et Madjid Khaladj seront en compagnie d'une nouvelle voix d'Iran, la jeune chanteuse Rahâ!
Jean-Louis Mingalon
"LE MONDE"
Dimanche 25 janvier 2009
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Dimanche 30 novembre 2008
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J'ai testé pour vous un restaurant français à Téhéran. Il se trouve dans le centre de la ville – et pour être tout a fait précis dans le quartier de Karim Khan – et est tenu par un iranien ayant
séjourné en France dans les années 70 (a en croire les photos sur les murs). Ce restaurant s'appelle Mouffetard, comme la célèbre rue du quartier latin. Il existe plusieurs limitations à proposer
de la cuisine française à Téhéran: impossible tout d'abord de proposer du vin à table ou encore des plats préparés avec de l'alcool. Impossible également de servir tout plat contenant du porc.
Enfin, impossible de servir des plats trop gras: ne vous attendez pas à avoir un gratin dauphinois débordant de crème, de la vraie mayonnaise ni enfin des choses un peu trop exotiques pour un
iranien: huitres, escargots ... Vous êtes par contre servi par une pléiade de serveurs en tenue de serveurs parisiens, vous commencez le repas par un apéritif - il s'agit certes du jus d'orange
servi avec du fromage iranien à grignoter mais bon reste le concept -, de petits paniers à pain sont disposés sur les tables avec de la baguette chaude et vous pouvez même y manger une fondue
bourguignonne !
Mardi 28 octobre 2008
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N’y a-t-il pas de meilleur lieu que Téhéran pour suivre la campagne présidentielle américaine ? Je vous le
demande. Ici, la relation avec le frère américain est hautement passionnelle. Et Attention, ne surtout pas parler du grand frère américain… sous peine de lancer involontairement un débat
interminable: pourquoi le grand frère américain, l’Iran est un des plus vieux pays du monde et la sagesse d’un homme ou d’un pays est proportionnelle à son âge et à ses expériences …
éventuellement petit frère … ou cousin … ou petit scarabée inexpérimenté…
Mais je m’éloigne, revenons à nos moutons, aux élections américaines, qui sont suivies ici comme partout ailleurs dans le monde avec attention. Nous savons très bien en Iran que l’élection de
l’un ou l’autre des deux candidats ne remettra pas fondamentalement en cause ni l’hégémonie du capitaliste financier, ni la politique impérialiste américaine. De petits changements dans la forme,
peu de changements majeurs dans le fond. Néanmoins, les iraniens suivent de prés la campagne de Barak Obama. Non pas pour l’espoir d’une nouvelle Amérique plus jeune, plus ouverte sur le monde
extérieur. Non. Tout simplement parce qu’une famille du sud de l’Iran est très fière de porter le même nom que lui. La légende s’est très vite construite autour de cette coïncidence. Une
émigration très ancienne provenant d’Afrique a peuplé une partie du sud de l’Iran. Quoi ceci ne vous suffit pas ? Vous voulez d’autres preuves ? Son deuxième prénom est Hussein. Plus de doutes
permis ! Par contre, n’ébruitez pas trop cette information ; je m’en voudrais de faire peur à une partie de l’électorat analphabète américain et être la cause de l’élection d’un président qui a
un nom de frite !